Nicolas Sarkozy par Michel Denisot

Dans son livre de souvenirs, « Brèves de vie » (Fayard), Michel Denisot décrit une rencontre de l’équipe de direction du Groupe Canal avec le Président de la République dans son appartement privé du Palais de l’Élysée… « (…) En nous guidant à travers le salon, il (Nicolas Sarkozy, NDLR) raconte qu’il apprécie par dessus tout les dimanches après midi avec Carla, quand ils se font livrer de la nourriture italienne et regardent toute l’oeuvre de grands cinéastes. Pour joindre l’image à la parole, il va nous chercher des piles de DVD. Nous sommes tous les quatre au bord de l’admiration devant une collection de cinéphile aussi étoffée, quand nous remarquons que les DVD n’ont pas été ouverts. Ils sont encore tous sous plastique. Il me les tend et me dit : « tu vois, tous ces films là, je les ai vus ! ».

François Baroin ne se voyait pas en « trophée de cheminée »

François Baroin, dans Le Point daté du 25 septembre 2014, explique les raisons pour lesquelles il n’a pas souhaité donner suite aux pressions d’Alain Juppé, François Fillon et Xavier Bertrand pour qu’il se présente à la tête de l’UMP : « En somme, on me demandait de prendre la présidence du parti en m’installant comme un trophée sur une cheminée, énonce-t-il. Ensuite, je devais me taper le sale boulot et assumer le scandale Bygmalion en lieu et place de ceux qui ont pris les décisions.

Et à la fin, quand tout serait nettoyé, je devais remettre les clés de la maison… J’ai trouvé que le profil du poste était, disons, spécial. » François Baroin a été élu Sénateur de l’Aube, le dimanche 28 septembre. Il brigue désormais la présidence de l’Association des Maires de France (AMF).

Sountsou au prix de littérature politique Edgar Faure

La huitième édition de ce prix prestigieux créé en 2007 par le petit-fils d’Edgar Faure se déroulera le 25 novembre au Palais Maillot. Dix ouvrages, très différents les uns des autres, sont en compétition pour l’édition 2014 !

« Ce pays qu’on abat » de Natacha Polony (Plon), « Allah est grand la République aussi » de Lydia Guirous (JC Lattès), « Tout est fichu » de Christine Clerc (Albin Michel), « Tunisie, questions à mon pays » de Emna Belhaj Yahia (L’aube), « Mission secrète au Tchad » de Henri Weiss (Edilivre), « Assassinés » de Jean-Christophe Buisson (Perrin), « Jusqu’ici tout va mal » de Cécile Amar (Grasset), « Paris de femmes » de Marie-Ève Malouines (Fayard), « Heureux comme un socialiste en France » de Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnois (Plon).

Mathieu Quétel, président de Sountsou, est membre du Jury composé d’Isabelle Debré, Olivier Dassault, Luc Carnouvas, Alain Bauer, Jean-Philippe Pierre, Gilles Catoire, Frédéric de St Sernin, Jacques Séguéla, Gérald-Brice Viret, David-Xavier Weiss, Sihem Souid, Frank Soloveicik, Viviane Neiter, Sophie Joissains, Vincent Perrin, Bernard Granger ainsi que Rodolphe Oppenheimer.

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Sountsou dans Satellifax

Sountsou a été cité dans Satellifax. Retrouvez l’extrait ci-dessous :

Mathieu Quétel, vice-président du Sirti, ancien directeur général de Groupe 1981, vient de créer l’agence de relations institutionnelles Sountsou, destinée à conseiller les PME des secteurs des médias et de la nouvelle économie, ainsi que leurs fédérations professionnelles. L’agence veut se distinguer des pratiques du lobbying traditionnel par une approche « 3.0 » des affaires publiques, « intégrant la révolution numérique », explique Mathieu Quétel, président de l’agence, interrogé par Satellifax. Ses conseils seront axés sur les évolutions légales et réglementaires imposées par le numérique.

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La Radio Numérique pour Tous (RNT) est déjà un succès !

Tribune publiée dans « Le Cercle Les Échos ».

61 radios dont 13 nouveaux programmes inédits sur la bande FM sont désormais disponibles en RNT à Paris, Marseille et Nice.

La RNT, ce nouveau paysage radiophonique tant combattu par les groupes radiophoniques nationaux vient de marquer un point qui sera vraisemblablement décisif pour sa réussite. Elle a été effectivement lancée le 20 juin. La relative indifférence d’un microcosme qui avait décidé qu’elle était condamnée avant même son démarrage et la résistance irresponsable de groupes nationaux arc boutés sur leur position dominante ne doivent pas nous tromper.

Contre toute attente et face à d’incroyables résistances, 61 radios dont 13 nouveaux programmes inédits sur la bande FM sont désormais disponibles en RNT à Paris, Marseille et Nice.

Une nouvelle bande FM

La RNT est donc en passe de s’imposer comme la nouvelle FM. De nouveaux programmes, de nouveaux éditeurs, une qualité CD audio qui invite à redécouvrir le plaisir d’écouter la radio, bref une petite révolution, de qualité, accessible par tous, bientôt partout et gratuitement. Il est surprenant que ce nouveau paysage soit supporté uniquement par des PME, radios indépendantes et des radios associatives sans soutien gouvernemental et contre les grands groupes recroquevillés sur leurs positions acquises. Pourtant, la RNT est la réponse pour une mutation apaisée vers le digital de la radio en maintenant son modèle économique.

Notre industrie ne peut se résoudre à être demain entre les mains des FAI, des opérateurs télécom et des groupes américains, seules portes d’entrée sur l’IP.

Les radios nationales ont fait le choix de baisser les bras face à l’IP, leurs dirigeants ont fait le choix du court terme en préservant leurs positions dominantes dans la FM.
Le 3 juillet ils organisaient une conférence de presse pour annoncer le futur lancement d’une application mobile regroupant leurs seules radios (avec le service public qui se commet dans cette démarche tout en étant absent de la RNT) qui sera distribuée, lorsqu’elle existera, via les mastodontes du net qu’ils prétendent ainsi… contourner !

Le CSA doit avoir le courage d’appliquer la loi

Le plus regrettable dans cette affaire c’est l’entente des décideurs de notre pays (exceptés les parlementaires et quelques conseillers visionnaires du CSA) pour bloquer la RNT et mettre ainsi en grand danger l’industrie radiophonique et la singularité européenne du paysage français en terme de pluralisme et de diversité.
Il faut saluer le courage et la détermination des PME de la radio et les radios associatives qui se battent depuis des années, soutenues par quelques-uns dont nous sommes, pour lancer le paysage radiophonique numérique radio de demain. Les programmes sont là, les récepteurs sont là (10% des véhicules neufs sont déjà équipés RNT et les récepteurs sont facilement disponible sur le net et dans les grands magasins spécialisés). La prochaine étape pour que la RNT devienne vraiment la Radio Numérique pour Tous repose sur la volonté du régulateur : que le CSA publie un calendrier de déploiement national et lance de nouveaux appels aux candidatures.
Cette nouvelle étape ne tient qu’à une décision que doivent prendre les membres du CSA. Pour cela, il leur faut du courage, reconnaissons-le, mais c’est leur mission et leur responsabilité de résister aux conservatismes et tout simplement d’appliquer la loi, pour le média radiophonique et dans l’intérêt du public.

Par Philippe Gault, Président du Sirti, Tarek MAMI, Président de France Maghreb 2 et Mathieu Quétel, Président de Sountsou.