L’actu

Catégorie : Actualités

Les effets dévastateurs du Brexit  

(Notre mise à jour du 12 juillet) Les coulisses du Brexit ont révélé une classe politique britannique peu reluisante. Finalement, le choc européen n’est qu’une suite de calculs politiciens peu valorisants qui ont fini par placer tout un pays et ses alliés dans une impasse de laquelle il sera désormais difficile de s’extraire. 

Le référendum sur l’appartenance de l’Angleterre à l’Union Européenne est le résultat d’un calcul électoral de David Cameron. Conscient de la défiance de ses compatriotes à l’égard de l’Europe, que les politiques anglais entretiennent avec régularité depuis des décennies, il a cédé à la tentation du référendum pour gagner les élections. Ce calcul lui aura permis d’occuper quelques années le 10 Downing Street avant de se faire évacuer par l’issue fatale de sa consultation référendaire.

Brèves de lobbying

« Les brèves de lobbying » apportent des éclairages sur des opérations passées ou en cours dans le domaine des relations institutionnelles. Une approche directe dont le but est de susciter la réflexion ou de donner des idées.

Quand Rue 89 « dénonce » le lobbying des VTC

Brèves de primaire de la droite

Nos informations sur les coulisses des primaires à droite.

Fillon-Juppé, combat loyal

Le Parisien rapporte comment les deux candidats se sont mis d’accord pour ne pas se gêner lors de leurs déplacements respectifs en Nouvelle-Calédonie pour la primaire de la droite. Chacun d’eux avaient choisi la deuxième moitié du mois de juillet pour se rendre dans le Pacifique, un hasard de calendrier de campagne qui aurait pu les neutraliser sur place ou tendre inutilement leurs relations. Alors François Fillon, qui n’avait pas encore réservé ses billets, a décidé de décaler son déplacement au moins d’août. Une façon comme une autre de ne pas insulter l’avenir.

Brèves de primaire de la gauche 

Nos informations sur les coulisses des primaires à gauche.

Hulot réfléchit très vite

Nicolas Hulot annonçait il y a à peine 15 jours qu’il avait besoin de temps pour se décider pour la présidentielle et qu’il annoncerait sa décision à la fin de l’année. Finalement, il a fait connaître son choix par le biais de sa page Facebook, il renonce à se présenter, il s’estime « ni suffisamment armé, ni suffisamment aguerri ». La décision a pris tout le monde de court, son premier cercle compris. Pour l’heure, personne ne souhaite s’exprimer sur les raisons de cet abandon en rase pré-campagne d’une candidature pourtant très attendue. Deux choses sont certaines : il s’agit d’un soulagement pour François Hollande et d’un coup dur pour les écologistes.

Cécile Duflot écrit une lettre de candidature et de rassemblement

Cécile Duflot s’est lancée dans la course à la présidentielle. Dans une longue lettre elle adresse un appel au rassemblement au delà d’EELV et crée le site www.jesignepourlecologie.fr Déjà, les critiques fusent de toute part et l’initiative de Cécile Duflot semble avoir peu de chances d’atteindre son objectif.

Le mode de désignation du candidat écolo

Sitôt connue la décision de Nicolas Hulot de ne pas se lancer dans la course à la présidentielle, la planète écolo est entrée en ébullition : quel candidat pour 2017 ? Malgré la quasi certitude de ne pas dépasser 3% des votes au premier tour, les candidats sont déjà nombreux et la candidature de Cécile Duflot n’apparaît pas naturelle à tous. Les écologistes adorent les psycho-drames et vont donc replonger dans leurs crises internes qui aboutira vraisemblablement à leur élimination dès le premier tour et les placera en incapacité de négocier quoique ce soit pour les législatives. Un joli doublé en perspective.

Macron accélère le pas

Dans une interview au site internet du Point, le sénateur-maire de Lyon fait quelques annonces au sujet de son poulain Emmanuel Macron. Celui-ci va accélérer sa marche cet été en multipliant les déplacements avant d’organiser un colloque des réformistes européens et mondiaux les 23 et 24 septembre à Lyon. Gérard Collomb ne nie pas que Macron se prépare pour la présidentielle en cas « d’empêchement de François Hollande ». Quant à la rumeur qui prétend que le ministre annoncerait sa démission du gouvernement le 12 juillet, elle n’est bien entendu pas confirmée mais pas franchement démentie.

Mais que va faire Macron ?

Le titulaire de Bercy suscite bien des interrogations au delà des tensions causées par ses ambitions supposées. Emmanuel Macron a déjà annoncé qu’il ne se présenterait pas contre François Hollande et qu’il ne se sent pas tenu de participer à la primaire du parti socialiste. Cela signifie donc qu’en cas de défaite de François Hollande à la primaire, il considère qu’il pourrait se présenter contre le candidat désigné officiellement par le parti socialiste, une décision qui, de facto, entrainerait une élimination de celui-ci au premier tour car pris en tenaille entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Une posture singulière pour le jeune Ministre que rien n’assure que sa notoriété se transformera dans les urnes en voix susceptibles de le légitimer. Ce pari Macron apparait un peu fou à ce stade. Une autre possibilité serait un petit tour dont François Hollande a le secret. Le Président de la république pourrait bien dégainer le moment venu un ticket Hollande-Macron pour ratisser large au premier tour de la présidentielle, la donne pourrait changer notamment en cas de candidature de Nicolas Sarkozy.

Les frondeurs condamnés à l’échec

Le dernier épisode de la loi travail ressemble terriblement aux précédents pour les frondeurs qui échouent encore dans leur ambition de déposer une motion de censure. Le 6 juillet, ils ne sont parvenus à réunir que 56 signatures sur les 58 exigées pour que leur motion de censure soit déclarée recevable. Deux d’entre eux se seraient défilés au dernier moment par crainte d’être exclus du PS. Les députés sont déjà plongés dans la perspective extrêmement délicate de leur réélection en juin 2017, or comment espérer être élu si le PS présente un candidat contre eux ? En outre certains expliquent que le fait qu’une primaire soit finalement organisée au sein du PS pour désigner le candidat à la présidentielle est une de leur revendication essentielle et qu’il n’est donc plus nécessaire d’obtenir la censure du gouvernement Valls. Les frondeurs continuent donc de s’épancher dans la presse contre le gouvernement avec des mots de plus en plus durs, mais ils ne traduisent pas en acte concret leurs prétendues désillusions. La dernière déclaration de leur chef de file, Christian Paul à l’AFP devrait pourtant les amener à tirer urgemment les conclusions de leur profond malaise : « Nous nous sommes battus jusqu’au bout contre le cynisme, les pressions et la loi travail. 56 députés de toute la gauche ont accompagné cette démarche. Ils continuent ensemble. »

L’université d’été du PS annulée

L’université d’été du PS n’aura pas lieu fin août comme chaque année. Le PS avait décidé de ne plus l’organiser à La Rochelle afin de ne plus faire ce cadeau au Maire dissident Olivier Falorni et l’avait relocalisée à Nantes sans imaginer un instant qu’elle puisse être perturbée par les tensions locales. il semblerait que la Rue de Solférino se soit ravisée car elle a finalement décidé d’annuler l’université 2016 pour raisons de « sécurité ». À quelques mois de l’élection présidentielle, le parti majoritaire renonce donc à une manifestation politique car il craint que les tensions sociales puissent la perturber. La situation frise le ridicule et ne manque d’inquiéter pour la campagne électorale, les meetings du candidat socialiste seront-ils également annulés pour des questions de sécurité ? Outre les manifestations annoncées par les syndicats, les zadistes de Notre-Dame-Des-Landes qui sont à quelques kilomètres, les dirigeants du PS redoutaient également que l’université de Nantes ne transforme en tribune de rentrée pour les frondeurs.

Au PS on règle ses compte dans les circonscriptions

Anne Hidalgo est à la manoeuvre pour renforcer son emprise sur Paris au détriment de Manuel Valls. La cible est Christophe Caresche, le député élu depuis 1997 devra faire face à plusieurs candidatures issues de son propre camps lors du vote de sa section pour les investitures aux législatives : Felix Beppo, un élu du XVIIIème s’est déjà déclaré et l’adjointe au commerce dans le XVIIIème en fait de même. Afaf Gabelotaud aurait le soutien de la Maire de Paris.

Crise de nerfs en Haute-Garonne

La députée PS Monique Iborra, coordinatrice de la loi travail au sein du groupe PS à l’Assemblée Nationale vient d’être exclue de son parti. Un paradoxe ! La députée, soutien indéfectible de la majorité, est finalement exclue du PS pour avoir soutenu le candidat dissident Philippe Saurel (Maire de Montpellier) contre Carole Delga aux élections régionales. Finalement cette dernière a bien été élue mais elle a souhaité régler ses comptes jusqu’au bout.

Dates de la présidentielle

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 23 avril 2017 et le second tour le 7 mai. Les élections législatives se tiendront les dimanches 11 et 18 juin. Enfin, les élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017. Pour mémoire, la primaire de la droite est prévue pour les 20 et 27 novembre 2016, celle de la gauche les 22 et 29 janvier 2017.

Brèves de primaire de la droite

Nos informations sur les coulisses des primaires à droite.

Opérations parrainages chez LR

Si au moins quatre candidats n’auront aucune difficulté à réunir l’ensemble de leurs parrainages pour être vraiment candidats à la primaire de la droite, ce n’est pas le cas de celles et ceux qui stagnent dans les intentions de vote, souvent à des jauges en dessous des 2%. Jean-François Copé a annoncé avoir d’ores et déjà réuni les précieux sésames : 2500 adhérents LR, 250 élus locaux et 20 parlementaires. Or, la date limite pour déposer le dossier de candidature complet est fixée au 9 septembre. Les candidats déterminés à se présenter se sont donc lancés dans une dernière ligne droite pour convaincre les uns et les autres de signer pour eux afin qu’ils se qualifient. Le grand nombre de candidats ne leur facilite pas la tâche, bon nombre d’élus et de militants LR considèrent en effet que ce trop-plein cache quelques calculs personnels qu’ils n’ont pas forcément envie de servir. Dès le 10 septembre, il devrait y avoir entre 6 et 8 candidats à la candidatures déjà sur le carreau, autant de ralliements potentiels pour les candidats qualifiés.

Juppé ne veut pas d’un ticket 

Le ticket Sarkozy-Baroin n’inquiète pas Alain Juppé. Interrogé le 27 juin sur BFMTV, il a rappelé qu’il présenterait les 15 « grands » ministères de son gouvernement et les premières grandes réformes qui seraient lancées dès son élection. Sur le nom de son Premier Ministre et des titulaires des différents portefeuilles, il a expliqué ne pas voir l’intérêt de les nommer trop tôt, sans oublier de tacler François Baroin, qui avait été sévère à son égard, en précisant « je prendrai des gens animés par le désir de servir plus que par le désir de se venger ».

Rachida Dati de retour au bercail

Rachida Dati fait un retour remarqué dans les déplacements publics de Nicolas Sarkozy. La paix est scellée entre eux et  les déclarations de la député européenne sur le futur candidat à la primaire de la droite sont sans ambiguïté : il est le meilleur ! Déjà dans l’équipe du président de LR on sent une ambiance de revival de 2007 avec le retour de celles et ceux qui ont fait le succès de Nicolas Sarkozy, avant de s’éloigner de lui.

Campagne de star

Les déplacements de Nicolas Sarkozy sont toujours marqués par la même ambiance si particulière, un mélange de selfies avec des militantes enamourées, des signatures de son dernier livre, souvent dans des grandes surfaces, des discours enflammés devant des salles conquises. Aucun autre leader politique, de droite comme de gauche, ne suscite une relation si particulière avec « son » public. De quoi électriser une campagne, de quoi également amplifier la détermination à remporter les batailles à venir : d’abord la primaire de la droite puis l’élection présidentielle. Néanmoins, le public de ces déplacements n’est pas la France, il représente un socle, certes inconditionnel, de militants qui font une confiance aveugle à leur candidat. Mais cet incontestable atout sera-t-il suffisant pour gagner ?

Sarkozy décidé à respecter son premier engagement

Nicolas Sarkozy avait assuré qu’il resterait à la tête de son parti jusqu’à la date limite prévue pour lui permettre de se présenter à la primaire de la droite, il est en passe de respecter scrupuleusement cet engagement. Rien ne le fait dévier des son calendrier présidentiel, comme une sorte de marque de sa détermination à gagner, ni les mauvais sondages du début de l’année, ni les rappels à l’ordre de ses adversaires à la primaire. L’ancien Président suit sa stratégie, il devrait dévoiler sa candidature au cours de l’été plus probablement dans la dernière semaine du mois d’août.

Un Conseil national de LR aux allures de campagne

Les coulisses du Conseil national de LR bruissent des rumeurs et bruits de couloirs de la campagne à la primaire de la droite. Si quelques candidats seront présents pour montrer leur attachement au parti, ils refusent de cautionner un programme qu’ils considèrent comme étant celui de Nicolas Sarkozy. Bruno Le Maire, Henri Guaino ont carrément décidé de briller par leur absence.

Ces sondages qui confirment le regain de Sarkozy

Ces derniers jours, plusieurs sondages confirment un retour net de Nicolas Sarkozy dans le match des primaires. La livraison TNS Sofrès pour Le Figaro, RTL et LCI du 1er juillet confirme que l’ex Président de la République remonte la pente même s’il ne met pas en danger Alain Juppé toujours solidement accroché à la première place. Alain Juppé est donné à 37% au premier tour et Nicolas Sarkozy à 30%, l’écart reste donc important entre les deux hommes, mais le second gagne du terrain. En ce qui concerne le second tour, Alain Juppé est loin d’être inquiété, il est crédité de 62% des intentions de vote contre 38% pour son concurrent.

Primaire de la droite : deux candidats dans le match

Sondage après sondage, le match Alain Juppé – Nicolas Sarkozy s’installe pour la primaire de la droite. Certes, le 1er tour est fixé au 20 novembre et la campagne ne commencera vraiment qu’à la rentrée politique d’août, néanmoins Bruno Le Maire semble scotché à 15% d’intentions de vote, François Fillon collé à 8% et Nathalie Kosciusko-Morizet à 3%. Les résultats n’évoluent quasiment pas d’un sondage à l’autre. Quant aux autres candidats, ils sont inexistants.

27 et 28 août les dates de rentrée de Juppé et Fillon

Alain Juppé a convié ses partisans à une « grande réunion publique » le 27 août à Chatou. « Tout commence le 27 août » indique l’invitation d’Alain Juppé qui compte bien sur cette journée pour lancer officiellement sa campagne vers le second tour de la primaire de la droite prévu le 27 novembre. De son côté, François Fillon a lancé son compte Linkedin le 28 juin et a invité ses troupes à le rejoindre le 28 août dans son fief de Sablé-Sur-Sarthe pour un sobre « rassemblement ».

Dates clés de la présidentielle

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 23 avril 2017 et le second tour le 7 mai. Les élections législatives se tiendront les dimanches 11 et 18 juin. Enfin, les élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017. Pour mémoire, la primaire de la droite est prévue pour les 20 et 27 novembre 2016, celle de la gauche les 22 et 29 janvier 2017.