L’actu

Auteur/autrice : Mathieu Quétel

RATP, Bourse, Budget… les chiffres clés

Les chiffres clés de la semaine montrent la frilosité des investisseurs, la grande forme des Gafa, la difficile réforme du Code du travail, la mutation de la RATP et confirment que le Budget 2016 est décidément bien complexe à boucler…

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Nous évoquions, dans la Newsroom, il y a quelques semaines les introductions en bourse de Deezer, Oberthur et Schowroomprivé. Deux de ces introductions ont finalement été reportées, la troisième s’est révélée très décevante pour ses promoteurs. Deezer a été le premier à faire défection, le modèle économique des plate forme de streaming a alors été évoqué mais en réalité le problème est plus profond. En effet, ce sont les investisseurs qui dictent l’ambiance du marché et leur frilosité est actuellement proche de l’ère glaciaire. Il a suffit que Gemalto (concurrent d’Oberthur) annonce une activité en recul au troisième trimestre pour que les investisseurs se figent, et que les espoirs de valorisation d’Oberthur lors de son introduction s’effondrent. Quant à Schowroomprivé, le titre a perdu 10% de sa valeur dès sa première journée d’introduction et reste en dessous de sa valeur initiale. Ces trois introductions ne sont pas favorables à l’image de la Bourse de Paris qui ambitionnait de s’imposer comme une place intéressante pour les entreprises technologiques.

300

L’agence FaberNovel vient de publier son étude annuelle sur l’impact de Google, Apple, Facebook et Amazon (Gafa) sur l’économie. En 2015, la capitalisation boursière des Gafa est supérieure de 200 milliards à la capitalisation des entreprises du CAC 40. À titre de comparaison et pour bien se rendre compte de leur progression, il y a un an cette capitalisation était inférieure de 300 milliards, soit une progression de 500 milliards en à peine 12 mois. En 2020, nos trois Gafa devraient s’imposer comme la première puissance économique mondiale…

500

Le Comité Richelieu et GAC Groupe ont interrogé 500 PME innovantes sur leur perception des mesures gouvernementales en faveur des entreprises. Le résultat apparait rassurant pour l’exécutif puisqu’un tiers d’entre elles estiment que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) et le pacte de responsabilité répondent bien à leurs besoins. S’il est vrai que les opinions positives sur l’action du gouvernement restent minoritaires, elles progressent sensiblement sur un an puisque l’an dernier elles n’étaient que 14% à se déclarer satisfaites. Le Crédit d’impôt recherche est quant à lui plébiscité par 75% d’entre elles, même si elles ne sont que 61% à croire à sa stabilité dans le temps. Les récentes déclarations visant à le réformer ne sont pas étrangères à cette fragilisation de la perception du dispositif.

3800

Le Premier ministre vient de lancer la réforme du Code du travail qu’il souhaite voir aboutir pour 2018, il a demandé à des experts de lancer leur réflexion immédiatement pour réécrire les 3800 pages du Code qui sont devenues inadaptées aux exigences du monde économique et qui ignorent encore trop les spécificités de la révolution numérique. Néanmoins, s’il semble optimiste sur l’absence d’alternance politique en 2017, Manuel Valls a demandé aux experts de faire des propositions en priorité sur le temps de travail, en excluant toute réforme des 35 heures. Le Comité des sages qu’il a installé le 4 novembre et dont la présidence a été confiée à l’ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, devra rendre ses préconisations dès le début de l’année pour une loi qui devrait être votée à l’été 2016. Pierre Gattaz, a immédiatement réagit en faisant part de son scepticisme quant au périmètre de cette nouvelle loi qui devrait être, selon lui, très limité et certainement pas à la hauteur des enjeux.

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La commission des finances du Sénat se montre très critique sur les différentes hypothèses posées par le gouvernement pour établir son Budget 2016. Les sénateurs considèrent notamment que la perspective de croissance du PIB de 1,5% est trop ambitieuse et que le Gouvernement s’expose à un risque fort de ne pas être en mesure de respecter ses engagements vis à vis de Bruxelles, notamment en ce qui concerne la limitation du déficit et les réformes structurelles à engager. Ainsi, dans le cas où la progression du PIB ne serait que de 1%, alors le déficit ne redescendrait qu’à 3,6% et la dette atteindrait 97,2% du PIB au lieu des 96,5% prévus. Autre source d’inquiétudes pointée par les sénateurs, le périmètre du plan d’économie de 50 milliards d’euros prévu de 2015 et 2017, qui n’a pas été revu alors que les dépenses explosent, la plupart d’entre elles n’étant pas financées. Il y a quelques jours le Haut Conseil des finances publiques critiquait également ce Budget 2016, comme la rapporteure du Budget à l’Assemblée Nationale, Valérie Rabault.

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L’Insee vient de rendre publique une étude sur les Français et l’impôt en 2014 qui révèle que 19 millions de ménages ont payé plus d’impôts sur cette année fiscale contre 4,81 millions de ménages gagnants. La sur-facture s’est ainsi élevée à 5,2 milliards pour la seule année 2014, soit une perte moyenne de pouvoir d’achat de 220 € par ménage. L’Insee estime que les ménages ont ainsi perdu 0,5% de niveau de vie moyen des ménages du fait des nouvelles mesures fiscales mises en oeuvre en 2014.

2024

Ce sera l’année de l’ouverture de la concurrence du réseau de bus urbain de la ville de Paris. La RATP a donc décidé de se mettre en ordre de bataille et d’investir sur l’innovation. 30 millions d’euros vont être mobilisés dans le numérique d’ici deux ans et la Régie s’apprête à lancer des « RATP Lab » et à s’ouvrir aux start up. La RATP investira également 1 milliard d’euros pour la modernisation du RER et annonce la mise en place de bornes 3G/4G sur la ligne 1 du Métro et les RER A et B  d’ici la fin de l’année. Enfin, la nouvelle présidente de la RATP a confirmé le plan « Bus 2025 » qui prévoit que sa flotte de bus soit à 80% électrique à l’horizon 2025.

495

Dans la symbolique d’un gouvernement économe, le nombre de collaborateurs des cabinets ministériels est, à tort ou à raison, un élément d’appréciation de plus en plus utilisé. François Hollande, au début de son quinquennat, avait même limité leur nombre à quinze pour les ministres de plein exercice et à dix par ministre délégué ou secrétaire d’état. Hélas, ces chiffres ne cessent de déraper. Comme chaque année, c’est le projet de loi de finances qui permet de faire un point précis. En un an, le nombre de collaborateurs des ministres est ainsi passé de 461 à 495, soit une progression de 7,3%, relève le journal Le Monde. Néanmoins, il y a eu l’an passé deux secrétariats d’état de plus. En outre, par rapport au quinquennat de Nicolas Sarkozy, la moyenne du nombre de collaborateurs de ministres est passée de 596 à 511. On peut donc parler d’une amélioration.

12,5

L’Insee a publié une note sur la progression du chômage depuis 2008 dans les treize nouvelles régions de France. Le chômage qui a progressé au plan national de 2,8% entre 2008 et 2014 s’impose dans toutes les régions, aucune n’a connu de baisse sur la période. Si la région Île de France résiste mieux que les autres, elle voit néanmoins le taux de chômage progresser de 2,5% sur la période. Sans grande surprise, la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie est la plus fortement impactée avec un taux de chômage de 12,5%, suivie de près par Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées avec 12%. Néanmoins, les plus fortes progressions entre 2008 et 2014 ont été enregistrées en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées avec +3,5%, en Centre Val de Loire avec +3,3%, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur avec + 3,1%, suivies par la Corse et le Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec +3%.

315

Il y a un an, la création du « fonds européen d’investissements stratégiques » doté de 315 milliards d’euros était censé illustrer l’ambition de Bruxelles pour soutenir les entreprises européennes. Un an plus tard, le « fonds Juncker » est loin répondre aux attentes. En réalité, doté de 21 milliards d’euros, il devait permettre à la Banque européenne d’investissement (BEI) d’emprunter pour financer des projets à risque. Or, les investisseurs sont très frileux en ce moment et ne sont pas friands de projets sur le long terme. Alors, la Commission s’est tournée vers d’autres investisseurs comme la Chine qui dispose d’importantes liquidité. Néanmoins, les investisseurs demandent des garanties en ce qui concerne la stabilité réglementaire, ce que Bruxelles n’est pas vraiment en mesure de leur offrir pour le moment.

Travaillez votre lobbying territorial

Vous êtes une PME ? Une fédération professionnelle ? Un groupe avec des implantations régionales ? Alors, adressez-vous aux élus implantés à proximité de vos installations ou de vos adhérents. 

Parmi ces élus, identifiez ceux qui sont proches de candidats déclarés ou putatifs aux prochaines élections et communiquez-leur vos argumentaires. Plus un élu est proche de vous, notamment sur le plan géographique, plus il sera à votre écoute, alors profitez-en !

Si vous n’êtes pas clairement identifié au plan national, vous pesez sans aucun doute au plan local ou régional, là où votre entreprise est implantée ou là où votre secteur d’activité est puissant.

Il ressort de mon expérience que, bien souvent, les chefs d’entreprise sous-estiment leur représentativité et leur poids sur leur secteur d’implantation. Ils méconnaissent leur influence potentielle, par modestie, mais également par manque de temps : l’entreprise les accapare et ils ne voient pas l’intérêt de virevolter de cocktail en cocktail.

Dépassons ces « a priori », qui finissent par devenir coûteux. Des décisions aux multiples impacts sur leur activité sont prises sans eux ; alors qu’ils pourraient intervenir et peser, ils passent à côté d’une potentielle création de valeur pour leur entreprise.

Je distingue deux types de lobbying territorial : le lobbying lié à votre territoire géographique et celui lié à votre territoire d’activité. Il est rare qu’ils se recoupent ; il est donc intéressant de bien les identifier et de les distinguer, cela peut démultiplier votre influence.

Le lobbying territorial géographique est directement lié à votre lieu d’implantation, quels que soient les établissements concernés : usines, siège social, bureaux, représentation, etc. Autour de vos implantations, vous avez tout un tissu d’élus qui vous connaissent, souvent, et lorsque ce n’est pas le cas, ils ne demandent qu’à vous découvrir. Ils vont constituer votre base d’influence, celle à partir de laquelle vous allez construire le reste de votre démarche pour l’élection présidentielle. Repérez en priorité les parlementaires de votre zone géographique d’implantation, leur couleur politique, les courants qu’ils défendent au sein de leur parti, leurs commissions au sein du Parlement et, enfin, les candidats qu’ils soutiennent en vue des primaires de leur parti.

Le lobbying territorial d’activité est celui de votre secteur d’activité. Il regroupe forcément des organisations représentatives nationales et des élus qui s’intéressent à votre économie. Il conviendra de les identifier et de travailler avec votre fédération professionnelle de rattachement, en commençant à y adhérer mais en ne lui déléguant pas toute votre activité d’influence (je reviendrai sur ce sujet dans un prochain Cahiers Experts). S’agissant des élus, faites le même travail que pour votre lobbying territorial géographique : vous allez ainsi commencer à rayonner.

Initier cette démarche de territoire est simple et rapide : si vous disposez d’un argumentaire complet et bien travaillé, vous serez étonné des résultats.

Mathieu Quétel, président de Sountsou et auteur des Cahiers Experts.

Procurez-vous notre nouveau Cahiers Experts « Présidentielle 2017 : 10 conseils pour faire entendre la voix des entrepreneurs » en le chargeant gratuitement ici.

Le Refuge lance sa campagne de dons

L’association Le Refuge qui accompagne et héberge les jeunes de 18 à 25 ans rejetés par leurs parents au motif qu’ils sont homosexuels lance sa campagne de dons pour la saison 2015-1016.

Le Refuge met en avant, dans sa campagne TV, l’action des travailleurs sociaux et des éducateurs, salariés de l’association qui se mobilisent tous les jours avec les jeunes pour les conseiller et les aider à rebondir.

Les dons sont indispensables à l’action du Refuge qui est financé à 70% par la générosité des donateurs composés de personnes physiques mais également d’entreprises grâce au Fonds créé il y a quelques mois et dont la Newsroom-Sountsou a déjà parlé il y a quelques semaines.

Une campagne de spots de publicité sera diffusée sur les chaines de télévision du 18 novembre au 3 décembre, nous vous proposons de découvrir le message enregistré en avant-première par Françoise Laborde.

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Les entreprises peuvent également soutenir le Refuge, son président Nicolas Noguier expliquait comment à la Newsroom-Sountsou il y a quelques semaines, retrouvez son interview ici.

Visitez le site du Refuge : www.le-refuge.org

Régionales : entrepreneurs emparez-vous du scrutin !

Selon le dernier sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro, RTL et LCI, 59% des français se déclarent désormais intéressés par les élections régionales des 6 et 13 décembre. Une progression de 14 points en un mois ! Il s’agit du dernier scrutin avant la présidentielle de 2017 vers laquelle tous les regards seront tournés dès le début de l’année prochaine.

Les 5 prochaines semaines devraient offrir aux français le spectacle d’une campagne électorale acharnée tant les enjeux de ces élections régionales sont nombreux pour les différents états majors. Les entreprises devraient également être pro-actives car les Régions jouent un rôle économique important et, dans le cadre d’actions en relations institutionnelles, les nouveaux élus au soir du 13 décembre, constitueront une base incontournable.

On l’oublie trop souvent, mais le lobbying territorial constitue un terrain idéal pour engager une démarche institutionnelle. Les élus de proximité connaissent généralement bien leur champ électoral. En outre, les élections régionales permettent à des nouveaux élus d’apparaître avec une véritable dimension politique puisque nombreux sont ceux à avoir en ligne de mire les élections législatives de 2017.

Hélas, il est à craindre qu’une fois de plus entrepreneurs et salariés issus du monde de l’entreprise ne constituent pas l’essentiel du bataillon des nouveaux entrants dans les hémicycles régionaux, cela ne signifie pas que le terrain doit être abandonné. Au contraire !

Les entrepreneurs et leurs représentants devraient s’intéresser de près à ces élections et s’obliger à rencontrer rapidement les nouveaux conseillers régionaux susceptibles de s’intéresser au monde économique ou simplement ceux issus de leur territoire d’implantation. Ils seront plus attentifs aux messages de l’entreprise et permettront également de créer des ponts vers les équipes de campagne qui s’installent en vue de la présidentielle.

Ce scrutin régional est également une première puisqu’il est marqué par la réforme territoriale et la création d’un nouveau paysage de 13 grandes régions qui créeront de fait des exécutifs avec plus de pouvoirs et donc une légitimité plus forte à l’égard du pouvoir central. Une dimension à prendre également en compte.

Il est impératif que les entrepreneurs de France s’emparent de ce scrutin pour faire entendre leur voix et que les besoins du monde économique soient mieux pris en compte. Alors, lancez-vous !

Mathieu Quétel, président de Sountsou.

Régionales : le tripartisme s’installe

FN, LR, PS, ce sera peut-être et dans l’ordre, le nouveau visage de la France au soir du 13 décembre, après le second tour des élections régionales, un scrutin qui s’annonce plus tendu et inattendu qu’initialement prévu. Les conséquences pourraient être surprenantes.

Ces derniers jours, un vent d’inquiétude souffle sur les états majors du PS et des Républicains. Les éditorialistes décrivent une ambiance morose due à ce « silence » des électeurs sur les marchés qui ne laisserait rien présager de bon pour les scrutins des 6 et 13 décembre. Les analystes redoutent que, dans la solitude de l’isoloir, une grande partie des électeurs décide d’installer durablement le tripartisme et de faire voler en éclat les stratégies électorales posées en vue de la présidentielle de 2017.

Le sondage TNS Sofres du 30 octobre réalisé pour RTL, Le Figaro et LCI ne devrait pas être de nature à rassurer les deux partis, jusqu‘ici majoritaires, il vient confirmer avec force, l’apparition du tripartisme qui tournerait même à l’avantage du FN qui est annoncé premier parti de France, au premier tour avec 28% des intentions de vote, suivi par Les Républicains (27%) laissant à la traîne le PS qui affiche 21% d’intentions de vote.

Dès le soir du premier tour, si ces tendances se confirment, ce qui n’est pas assuré vues les marges d’erreur et le caractère de plus en plus imprévisible de la réaction d’une part non négligeable de l’électorat, la France n’aura déjà plus tout à fait le même visage électoral et le seul gagnant objectif de ce scrutin pourrait être le FN.

La probable avance des Républicains ne devrait donc pas être le fait politique de ce soir de premier tour, une fois de plus le FN et sa présence au second tour dans de nombreuses régions mettra au coeur des débats le choix imposé de fait au PS et à LR : front républicain ou pas ?

Si ce scrutin régional se transforme en victoire en demi-teinte pour LR, en bérézina pour le PS et ses alliés et en nouvelle avancée pour le FN, alors les stratégies des uns et des autres devront être redéfinies.

François Hollande devrait procéder à un remaniement, probablement plus large que prévu, avec la volonté de compter et de réunir ses troupes en vue de la présidentielle. Il veillera sans doute à réserver une place de choix à ses fidèles tout en ménageant sa gauche afin de capitaliser sur un éventail le plus large possible de soutiens. Il devrait pouvoir profiter de la fin de l’éclatement d’EELV qui devrait perdre son bataillon d’élus régionaux, payant ainsi cash sa stratégie de rupture. À moins que l’entre deux tours des élections régionales ne réserve sont lot de surprises…

Quant à Nicolas Sarkozy, soit il sera en mesure de crier victoire un peu comme aux Départementales, qui se sont révélées moins profitables que prévu par les sondages pour le FN, ou, au contraire, accepter de reconnaître, au moins dans le secret de son bureau, que sa démarche droitière ne fonctionne pas. Il se peut qu’il soit tenté par une stratégie d’étouffement de ses concurrents pour les primaires, qui sont déjà huit, en militant, par exemple, pour la nécessité pour LR d’afficher un visage d’union face à la dangereuse montée du FN. Il pourrait prendre des décisions visant à installer ses concurrents dans la posture des moutons noirs qui ne travaillent pas dans l’intérêt du parti et de l’alternance. Un risque déjà bien intégré par Bruno Le Maire et Alain Juppé qui ont décidé d’adopter un profil bas avant les élections régionales afin de ne pas brouiller cette campagne. Paradoxalement, LR n’est pas dans une position très confortable, les électeurs pourraient sanctionner fortement tout dérapage dans le cadre de la primaire qui s’annonce pourtant d’une férocité rarement atteinte.

Enfin, Marine Le Pen poursuivra sa capitalisation sur les évènements et sur l’actualité et devrait continuer de s’imposer comme le centre du jeu dont ni le PS, ni LR ne parviennent à se détacher. À moins que les deux partis ne se reprennent et décident de s’affirmer par une approche plus offensive.