Tous pourris !

Cette phrase est connue. Elle est répandue. Elle devient même une sorte de gimmick partagé par de nombreux Français, y compris (surtout ?) chez les décideurs économiques : « Tous pourris » ! ».

Cette posture de défiance vis-à-vis du politique est compréhensible. Les affaires, les décisions parfois ineptes, les grandes déclarations publiques jamais suivies d’effet finissent par lasser et jeter le discrédit sur l’ensemble des élus. Néanmoins, cette tentation du « tous pourris » est injuste et souvent infondée.

Notre système démocratique repose sur un fonctionnement qui doit être respecté et partagé par tous. La grande majorité des élus sont honnêtes et les parlementaires (par exemple) sont très impliqués dans le travail en commissions ; certains d’entre eux sont devenus des experts sur des sujets très complexes. Les collectivités locales et territoriales ne se résument pas à des « palais » et des dépenses de réceptions somptuaires. Loin de là. Elles sont au coeur de nombreuses décisions et sont des donneurs d’ordre importants, que ce soit en matière d’investissements ou de subventions. Elles sont incontournables. Certaines activités ne peuvent fonctionner sans elles, d’autres pourraient développer leur chiffre d’affaires en s’intéressant simplement à ces marchés public de proximité…

Les élus ne sont pas des ennemis de l’entreprise ; ils ont besoin, pour fonder leur opinion, d’éclairages et d’explications. Ils font l’objet de multiples demandes et parfois d’actions de désinformation de la part de certaines entreprises. Apporter un point de vue différent, précis et transparent ne peut que les aider à prendre les bonnes décisions. Pour cela il faut travailler avec eux et les comprendre.

Pour être efficace, en matière de relations institutionnelles, il faut accepter d’avoir du respect pour les élus et de leur faire confiance. C’est parfois difficile… mais indispensable pour réussir.

Pour en savoir plus et poursuivre la réflexion, n’hésitez pas à télécharger Les Cahiers Experts consacrés aux « 10 erreurs à éviter en relations institutionnelles ».

Les Cahiers N°1