Présidentielle, ISF, PME, croissance, les paroles politiques cette semaine.

La croissance, les PME, les calculs présidentiels, les risques de la réforme des collèges, l’ISF et Nicolas Sarkozy, l’Europe, mais également la stratégie de Vincent Bolloré ou la Génération Y sont dans notre sélection de la semaine.

 

Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale au sujet de la croissance et des impôts, interviewé dans Les Échos

« (…) la croissance revient c’est une bonne chose. Mais François Hollande n’y est absolument pour rien, puisque c’est essentiellement lié à la baisse de l’euro et à la baisse du pétrole.» « (…) Je suis favorable à ce que l’impôt ait le taux le plus bas possible et l’assiette la plus large possible. Il faut que les contribuables, même sur des montants infimes, participent à l’effort national. »

Valérie Pécresse, au sujet de son stage dans une PME, interrogée par Le Figaro

« La législation change tellement que c’est très important de revenir régulièrement en entreprise. J’ai compris par exemple dans quelles affres sont plongées les PME avec le compte pénibilité ou le calcul de l’éco-contribution.» (…) « Il faut arrêter de voter des amendements à la sauvette à minuit, toujours avec de bons sentiments, mais souvent sans étude préalable mesurant l’impact concret sur les entreprises. »

Un frondeur, explique à l’Express, le « coup » que préparerait François Hollande

« Il va proposer, au début de 2016, de passer à 400 députés au lieu de 577. Comme il sera trop tard pour redécouper les circonscriptions, car il faut au moins un an pour redessiner la carte électorale, c’est la proportionnelle de liste qui s’imposera. Hollande la proposera non au sein des départements, comme en 1986, mais dans les 13 grandes régions. FN, centristes, écologistes et Front de gauche applaudiront. il peut même remporter un référendum sur ce thème. »

Pierre Moscovici, Commissaire européen, au sujet de la dette française, interviewé par Challenges daté du 14 mai

«Nous pensons que les efforts entrepris vont dans la bonne direction.» (…) « J’ai toujours estimé que la France devait faire un travail de lobbying, de conviction et d’explication. Que les ministres devaient voir davantage les commissaires, c’était ma méthode de travail à Bercy, et c’est davantage le cas aujourd’hui. J’y ai contribué, dans mon rôle de commissaire.» (…) « Il faut les éviter (ndlr : les sanctions contre la France). Ce serait une victoire des populistes ! »

Julien Dray, à François Hollande sur la réforme des Collèges, selon le magazine Challenges du 14 mai

« Si tu ne recules pas sur la réforme des collèges, il y aura à la rentrée prochaine 1 million de personnes dans la rue mobilisées par la droite, qui n’attend que cette occasion.»

François Fillon, au sujet de la suppression de l’ISF, cité par l’Express

« Si on l’avait fait dès 2007, on se serait fait engueuler, ça aurait été épouvantable, mais au bout de six mois on serait passé à autre chose ! À la place, Sarkozy nous a inventé un truc formidable qui s’appelle le bouclier fiscal. On a dû se le manger pendant quatre ans, matin, midi et soir. Avant de le supprimer ! »»

Alain Minc, sur les projets de Vincent Bolloré dans les médias, dans L’Obs du 14 mai

«Non, je ne vous dirai rien. Vincent ne vous dira rien non plus. Et comme il n’y a que deux personnes à Paris qui savent ce que prépare Vivendi, vous ne saurez rien.»

Carlo Freccero, ancien bras droit de Sylvio Berlusconi, dans L’Obs 

« Berlusconi veut mettre de l’ordre dans son empire. Il a 78 ans et il veut laisser un héritage nickel. Bolloré est une bonne solution pour lui, d’autant que ses enfants Pier Sylvio et Marina ont de mauvais rapport avec le fils Murdoch. Vivendi est déjà le principal actionnaire de Telecom Italia et cela permettrait de faire converger télécoms et télévision, sur le modèle de Netflix.»

François Hollande, lorsqu’il voit Emmanuel Macron, également invité au dîner d’anniversaire de Julien Dray, cité par l’Express daté du 13 mai

«« Mais je croyais qu’on était entre amis. Personne ne m’avait dit que la droite aussi était invitée»

Charles, 26 ans, témoigne dans L’Obs sur son expérience de l’entreprise

« J’ai fait des stages en agences de pub. J’imaginais un milieu créatif, « challengeant ». Avec des gens super forts en photo, en rédaction. Mais c’était un peu triste, avec des trentenaires qui n’avaient pas les budgets suffisants, restaient là par sécurité et sortaient des campagnes peu créatives, en mettant un temps infini. Je deviendrais fou.» 

Lucie, 41 ans, Polytechnicienne, explique sa relation avec des cadres de la nouvelle génération dans L’OBS du 14 mai

«J’ai eu sous mes ordres une jeune diplômée en gestion. En réunion, elle répondait quand son portable vibrait. C’était : « Cause toujours tu m’intéresses.» Elle pestait tout le temps contre son salaire, alors qu’elle avait signé à ce tarif là. Tout lui était dû. Elle a fini par poser sa démission sans même me demander un rendez-vous au préalable pour m’en informer. Ensuite, j’en ai eu une autre dont je suis en revanche très contente, même si elle me surprend : elle est très sûre d’elle et rentre-dedans. Si elle a un reproche à me faire, elle me le dit, mais nous avons de vrais bons échanges. »