Paroles d’entrepreneurs et de politiques…

Cette semaine notre sélection de politiques et d’entrepreneurs qui s’expriment sur l’Europe, l’UMP, le numérique, le contrat de travail et toujours un peu de politique…

Magrets Vestager, commissaire européen pour la politique européenne, le 6 mai, à l’occasion de l’ouverture d’une enquête sectorielle sur le commerce électronique pour pratiques anticoncurrentielles

«Les citoyens européens butent sur de trop nombreux obstacles lorsqu’ils tentent d’accéder en ligne à des biens et à des services vendus depuis l’étranger. Certains de ces obstacles sont mis en place par les entreprises elles-mêmes. Avec cette enquête sectorielle, j’entends déterminer l’étendue de ces obstacles et leurs effets sur la concurrence et les consommateurs. S’ils s’avèrent préjudiciables à la concurrence, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures coercitives en application des règles de concurrence de l’UE.»

Nicolas Sarkozy, annonce son calendrier, dans Le Figaro du 6 mai

« Le 30 mai, je l’espère, un nouveau parti, de nouveaux statuts, un nouveau nom. Début septembre, un conseil national pour lancer la campagne des régionales puis, en janvier, élections généralisées dans toute notre formation politique, dans tous les départements, les fédérations et les circonscriptions. Ensuite, nous aurons au moins six mois de travail intensif sur le projet de notre formation (…) Une formation politique sans projet collectif ne serait qu’une addition d’écuries présidentielles. Le projet sera ratifié en juin 2016, ce qui nous permettra d’entrer en septembre 2016 dans le processus de la primaire, qui se terminera en novembre 2016.»

Alexandre de Navailles, directeur général de Hertz France, au sujet de l’autopartage, invité des Échos et de Solocal Group, le 7 mai

«L’autopartage se développe plus rapidement en France que dans les autres filières européennes.» (…) « Les pouvoirs publics doivent réguler les nouveaux acteurs, trouver comment ils peuvent s’aligner sur la réglementation. L’un des points d’achoppement, c’est la fiscalité, le fait qu’il n’y ait pas de TVA déclarée sur ce type de location. »

Marc Ladreit de Lacharrière, sur sa stratégie d’investissement dans l’industrie du spectacle et l’internet, dans le magazine Challenges du 7 mai

« C’est la méthode Fitch ! Il s’agit de s’inviter là où les Américains ne sont pas présents, comme nous l’avons fait avec Fitch, première agence de notation européenne, en démarchant que les clients qui n’intéressaient ni Standard & Poor’s ni Moody’s »

Alexandre Saubot, président de l’UIMM, dans Le Figaro-Économie du 4 mai

« Le contrat de travail unique dont nous avons besoin, c’est le CDI. Or il n’est plus adapté aujourd’hui : la réglementation qui permet d’y déroger et la foule de contrats spécifiques qui ont été créés autour en sont la preuve. Il faut donc réfléchir ensemble à la façon de le faire évoluer pour lui donner davantage de souplesse et faciliter sa rupture : c’est le noeud du problème. Si on ne prend pas conscience que le Code du travail est un frein à l’embauche et cela ne relève ni d’un fantasme ni d’une lubie patronale, alors nous devrons dire à nos concitoyens qu’une partie d’entre eux est condamnée au chômage. Il ne faut pas perdre de vue ce qui doit être notre objectif commun : s’attaquer au chômage de masse et changer le sort inacceptable qui est fait à notre jeunesse.»

Jean de Boishue, dans son ouvrage « Anti-secrets » (Plon), cité par l’Express daté du 6 mai

« Pour moi, j’étais en guerre. Certes, la rue de Varenne était une étape flatteuse dans une carrière finissante, certes, on m’avait donné de vraies responsabilités, mais cavaler au rythme des tendres énarques au cou sanglé dans des cols anglais n’était plus ma tasse de thé. D’ailleurs, je n’en étais pas capable. Non, j’étais venu avec une idée précise : aider Fillon à se débarrasser de Sarkozy. Je ne pouvais ni l’avouer ni en parler. J’ai tenu comme cela cinq ans. Une aventure discrète au début, de notoriété publique à la fin. Je pense qu’au départ, le seul qui ait deviné mon plan, c’est Fillon lui-même. Quand il m’a téléphoné pour m’inviter à le suivre, je glissai dans la conversation  : « Tu sais que tu entres en cohabitation ? » Je me souviens de sa réponse : « Arrête tes conneries. » Pourtant, le ton me parut approbateur. Je ne lui en ai jamais reparlé. Mais j’ai considéré que j’avais le feu vert. »

Ségolène Royal, sur son retour au gouvernement, dans L’Obs daté du 7 mai

«Il n’a pas été simple, croyez-moi. De nombreux ministres ne voulaient pas de moi, sous prétexte que j’allais réintroduire un aspect people dans le gouvernement Valls. Il y a eu de gros barrages, toujours les mêmes… » (…) « Je suis avant tout une femme politique qui a une légitimité, une histoire, marquée par de douloureux combats. Pour ceux qui voudraient l’oublier, j’ai été candidate à l’élection présidentielle de 2007. Et la première femme présente au second tour. »

Jean-Paul Bailly, ex-PDG de la RATP et du Groupe La Poste, dans Le Figaro-Économie du 4 mai 

« Les gens exigeants et bienveillants sont collaboratifs. Quelqu’un qui joue personnel dans une équipe d’une dizaine de dirigeants est très vite perturbant. Esprit d’équipe, bienveillance et exigence sont les caractéristiques essentielles des managers. Elles sont indispensables pour former, évaluer et sélectionner. Elles permettent de construire une culture d’entreprise.»