Loi travail : un an après, l’échec de la CGT

Le début de 2016 a été marqué par un blocage du pays suite à la présentation de la loi travail. Un an plus tard, la CGT à la manoeuvre à l’époque, subit un échec cuisant aux élections dans les entreprises.

Il y a un an à peine Philippe Martinez, Caroline de Haas, Gérard Filoche et les autres acteurs des mouvements anti loi travail occupaient le devant de la scène médiatique et les rues de France, n’échappant pas à certains dérapages, verbaux et physiques.

En un an, les choses ont bien changé pour ces pourfendeurs de la gauche réformiste. La CGT vient même de subir un échec cuisant aux élections dans les entreprises, elle est désormais devancée par la CFDT de Laurent Berger, dont on se souvient de la posture de dialogue tout au long des débats sur le délicat sujet de cette loi plus contestée dans la rue que dans les faits.

Quant aux frondeurs du PS, qui bataillaient à l’Assemblée Nationale contre le texte, votaient contre le gouvernement et pourrissaient le quinquennat de François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls, ils ont gagné la primaire du PS face à l’ancien Premier ministre. Néanmoins, Benoît Hamon est désormais largement distancié par Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote du premier tour de la présidentielle.

La CGT subit donc une défaite historique, le PS pourrait être éliminé, une nouvelle fois, du 1er tour de la présidentielle et exploser dès l’entre-deux tours, dans le cas où Emmanuel Macron serait qualifié par les urnes.

Au final, CGT, frondeurs et autres grandes voix de la contestation de toute réforme se trouvent face aux réalités. La plus cruelle pour eux est vraisemblablement le souhait des Français de voir ce pays entrer dans une nouvelle ère. À moins que les ouvriers, séduits massivement par Marine Le Pen, ne leur adressent finalement leur plus offensant soufflet.

Le monde des entreprises peut et doit se faire entendre et mieux porter sa voix dans un contexte qui ne lui est pas si défavorable que cela. Les Français souhaitent la réforme, ils exigent qu’elle leur soit expliquée et que les efforts soient partagés. De leur côté, les entreprises ont un besoin urgent de plus de souplesse, d’un allègement des normes, d’une compréhension de leurs préoccupations par des politiques qui semblent encore méconnaître leurs réalités.

L’après élection sera un moment idéal pour se faire entendre, encore faut-il s’organiser, et c’est dès à présent que cela se passe.