Les paroles de politiques

Cette semaine, les politiques ont pris la parole autour des Départementales, du FN, de l’avenir de la gauche, de l’histoire (déjà !)… Un peu plus que des mots qui laissent déjà entrevoir les stratégies à venir.

Najat Vallaud-Belkacem, au sujet du Front National en appel à Audiard, dans Le Petit Journal du mercredi 18 mars

« Les amis de Marine Le Pen ça ose tout. C’est à ça qu’on les reconnaît»

Martine Aubry, en réunion publique à Denain, citée par le JDD.fr, le jeudi 19 mars

« On sait ici que le travail est une valeur absolue, pas seulement le moyen de gagner sa vie, mais le moyen d’être utile, de tenir debout. Quand j’entends certains à droite parler des assistés ou même d’autres dire : « si j’étais chômeur, je chercherais du boulot » j’ai envie de dire : venez ici voir ce que c’est qu’être au chômage »

« J’ai vu le premier ministre, je verrai le Président de la République pour leur dire ce que je pense et discuter de la suite »

Jean-Louis Debré, au sujet de Jacques Chirac, dans Le Figaro du vendredi 20 mars

« Jacques Chirac est inclassable politiquement. Ce n’est pas un dogmatique. Dans une espèce de tradition gaulliste, ce n’est ni la droite ni la gauche. Mais « et » la droite « et » la gauche. Il a commencé très à gauche en vendant L’Humanité, a assisté, entraîné par son ami Rocard, aux réunions d’une section socialiste qu’il a vite jugées trop sectaires, mais il n’a pas pour autant rejoint les gaullistes. Il défend la place de la France dans le monde – on l’a vu lors de la guerre en Irak -, il est très réservé sur le libéralisme et à l’opposé de tout conservatisme. C’est un Corrézien, provincial, laïc, pragmatique, qui croit en l’État, garant de la justice et de la liberté »

Nathalie Kosciusko-Morizet dans Le Point du jeudi 19 mars

« Il y en a qui connaissent très mal les militants ! Ils viennent souvent d’un parti gaulliste, il est sociologiquement faux de dire qu’ils sont plus à droite que les sympathisants »

« Moi je fais des propositions pour la rénovation du mouvement le 30 mai, sur les outils numériques pour faire voter les militants, après ça… »

Nathalie Kosciusko-Morizet à Nicolas Sarkozy, citée par Le Point du 19 mars

« Je veux être libre, t’as écrit un bouquin qui s’appelle « libre », tu peux comprendre, non ?! »

François Fillon au sujet des Départementales, dans Le Figaro du 20 mars

« Le FN ne sera pas en tête et, si par malheur c’était le cas, ce serait une défaite pour François Hollande, pour la gauche et pour la France. Mais je ne crois pas que le FN remportera un seul département»

Patrick Balkany, dans un communiqué de presse après la levée de son immunité parlementaire

« (c’est) insupportable, voire douloureux, d’être ainsi jeté aux chiens et à une sorte de justice en place publique qui rappelle les plus sombres heures de notre histoire »

Alain Juppé, en meeting à Roubaix, le 18 mars

« Je suis pour une ligne d’alliance de la droite et des centres et non pas pour une direction à droite toute, qu’on dit « décomplexée » mais dont on voit bien qu’en réalité elle faite le jeu du FN… »

Gérard Larcher, dans Le Figaro du 19 mars

« Notre capacité collective d’intégration est saturée. Le pragmatisme impose une maitrise quantitative et qualitative des flux migratoires. L’instauration d’objectifs prévisionnels quantitatifs, c’est à dire, en parlant vrai, de quotas, est posée »

Laurent Ruquier, à propos d’Éric Zemmour, dans On N’est Pas Couché du samedi 14 mars

« Oui, je le regrette. Je suis en train de me rendre compte que j’ai participé à la banalisation de ces idées-là »

Jean-Vincent Placé, cité par Le Point du 19 mars

« C’est fait ! Le 6 avril, je suis ministre ! »

François Hollande, sur les propos de Manuel Valls au sujet du FN, cité par Le Canard Enchaîné du 18 mars

« L’émission que Valls a faite sur Europe 1, où il a lancé son offensive contre le FN, sera perçue, avec le recul, comme le grand rendez-vous de cette campagne. Tout simplement parce-qu’il a su employer les mots qu’il fallait pour pousser les gens à aller voter »

« Il a un don pour formuler les choses, pour attirer l’attention et nommer les problèmes »

Daniel Fasquelle, le trésorier de l’UMP, dans L’Obs du 19 mars

« Pour les prochaines législatives, il nous faut absolument trouver des candidates, car les pénalités pour cause de non-parité ont été doublées »