Le lobby pro-végan marque des points

L’actualité du lobbying de la semaine met à la une le lobby pro-vegan qui ne cesse de marquer des points, les femmes élues qui lance un Manifeste, Uber en difficulté et Google qui lance une réponse cinglante à Bruxelles…

La filière de la viande se tire une balle dans le pied

Les précédents scandales, la commission d’enquête parlementaire, les contrôles de l’Etat, rien ne semble faire évoluer les méthodes usitées dans les abattoirs. L’association activiste L214 a publié une nouvelle salve de vidéos qui montrent, cette fois, le sadisme de certains opérateurs et les méthodes cruelles d’abattage des vaches en gestation. L’information a fait la une du Monde daté du 4 novembre, preuve de l’efficacité du lobby pro-végan. En quelques heures, une pétition lancée dans la foulée par L214 sur change.org contre l’abattage des vaches gestantes a réuni près de 50.000 signatures. Quant au directeur de l’abattoir de Limoges, visé par la campagne de l’association, il pose une défense simple : « c’est légal, on m’amène une vache gestante, je l’abats ». Un axe de défense régulièrement utilisé par la filière associé à l’idée selon laquelle un abattoir c’est forcément violent et que les gens ne veulent pas voir cela… Une posture bêtifiante et insolente qui met toute une filière en danger. En effet, L214 a une mission, elle souhaite convertir au véganisme la population. Pour le moment, le lobby pro-végan réussit à détourner une partie de la population de la consommation de viande et de nouvelles pratiques commencent à se répandre à l’image des fléxitériens. Ceux-ci peuvent pratiquer le végétarisme ou le véganisme chez eux, par exemple, mais accepter de consommer de la chair animale pour certaines occasions. Ces nouveaux modes de consommation ont tous en commun de souhaiter échapper à la consommation de viande, à différents degrés. Pendant que L214 adopte un lobbying basé sur la preuve et la démonstration de la violence sadique, la filière de la viande répond par un lobbying du passé qui consiste à faire le siège des ministères et des politiques. Sauf que désormais, ce sont les consommateurs et les citoyens qui sont très clairement réceptifs aux démonstrations du lobby pro-végan.

Les femmes interpellent les candidats

La cinquième édition des Journées des Femmes Élues, organisée les 4 et 5 novembre, a été l’occasion pour celles-ci de lancer un manifeste en direction des candidats à l’élection présidentielle pour que « la vie politique ne soit plus une succession de propos et d’actes dégradants à l’égard des citoyennes de notre pays ». Le manifeste demande aux candidats de s’engager à mettre en place une politique pénale et un dispositif législatif qui permettrait d’écarter de son mandat, tout élu condamné pour harcèlement ou agression sexuelle. Ces mesures viseraient également les membres de l’exécutif. Le manifeste demande également qu’une « parité qualitative » soit mise en plus avec obligation d’ouvrir systématiquement les ministères régaliens à des femmes. De nombreux candidats de droite et de gauche ont déjà signé.

Le plan stratégique d’Air France déjà menacé par un « gros conflit »

Air France a présenté son nouveau plan stratégique qui prévoit notamment la création d’une nouvelle compagnie moyen et long courrier pour la fin 2017 avec pour objectif de décrocher des règles salariales et contractuelles pratiquées au sein d’Air France. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de regagner des parts de marchés face aux low costs en proposant des tarifs plus abordables. Interviewé par Le Parisien, le président du syndicat de pilotes SNPL Air France a jugé que le plan stratégique présenté par la direction allait « plutôt dans le bon sens » tout en tirant la sonnette d’alarme sur la mise en place de a nouvelle compagnie qui porterait en elle « les germes  potentiels d’un très gros conflit ».

Le lobbying de Paris pour attirer les entreprises du Brexit

Etat- Région et Mairie, de droite et de gauche s’unissent pour faire profiter Paris et l’île de France des effets néfastes du Brexit. Un certain nombre d’entreprises vont décider de quitter Londres suite à lma décision du Royaume Uni de quitter l’Europe. Avant même que les formalité du Brexit soit engagées, les politiques français mettent en place un dispositif d’accueil pour séduire les entreprises et les inciter à s’implanter dans la capitale. Intitulé Choose Paris Région – Welcome to Greater Paris, le dispositif prévoit un guichet unique et des services intégrés d’accompagnement pour les entreprises désireuses de s’implanter en France. Les institutions européennes installées à Londres sont également visées.

La solitude des patrons de PME

Selon une étude de la banque publique Bpifrance, réalisée auprès de 2400 chefs d’entreprise, les patrons de PME se sentent bien seuls. Cette solitude est particulièrement forte lorsqu’ils ont à affronter des difficultés. 45% se sentent seuls face aux problèmes de trésorerie par exemple. L’entrepreneur doit affronter seul bien des difficultés : recruter un second, affronter la défiance des syndicats et le manque de reconnaissance, comprendre un marché devenu difficile à appréhender…

Le Brexit menacé par un vote au Parlement

Après le référendum sur le Brexit, des entrepreneurs pro-européens emmenés par une gestionnaire de fonds, ont déposé un recours auprès de la Haute Cour de Londres car ils estiment que le Parlement devra tout de même se prononcer avant que soit engagé les démarches pour sortir de l’Union européenne. La Haute Cour vient de leur donner raison. Il s’agit d’un véritable rebondissement qui place dans une posture difficile le gouvernement pro-Brexit de Theresa May qui estimait pouvoir se passer d’un vote préalable. Or, Theresa May ne dispose que d’une faible majorité parlementaire. Néanmoins, elle a dans sa manche un argument de poids, en cas de votre contraire du Parlement, elle serait contrainte de provoquer des élections législatives anticipées et de renvoyer les députés devant leurs électeurs, qui ont massivement voté pour le Brexit…

La réplique cinglante de Google à Bruxelles

Le bras de fer entre le géant américain et Bruxelles rebondit encore avec sa réponse aux dernières accusations de la Commission. Google fait l’objet de trois procédures de la part de Bruxelles, il les juge « erronées du point de vue des faits, du point de vue du droit et du point de vue de l’économie ». Google s’attaque dans sa réplique au manque de cohérence de Bruxelles qui serait incapable de comprendre l’éco-système du géant américain et les nouvelles habitudes des acheteurs qui auraient considérablement évoluées ces dernières années, rendant les accusations de Bruxelles obsolètes. Il parait peu probable que la contre-attaque de Google parvienne à convaincre la Commission de stopper les procédures en cours, comme la teneur de sa réponse rend assez improbable la possibilité de trouver un accord de sortie de la crise.

Uber paie cher son lobbying agressif

Les prud’hommes de Londres viennent de donner raison à 19 chauffeurs affiliés à la plateforme Uber qui revendiquaient le statut de salariés. Le géant américain a formé un appel qui est suspensif, néanmoins la menace d’une remise en cause profonde de son modèle économique se rapproche de plus en plus. Aux Etats-Unis, Uber doit faire face à un rejet par un juge de l’accord que la société avait trouvé avec 385.000 chauffeurs de Californie et du Massachusetts qui revendiquaient également un statut de salarié. En France, c’est l’Urssaff qui est à la manoeuvre avec deux procédures pour « travail dissimulé ».