La semaine éco, philo et écolo…

Airbnb, les risque-tout de la CGPME, la force de la responsabilité, haro sur les conservatismes,l’importance de la COP 21…

Brian Chesky, PDG et cofondateur de Airbnb, dans Le Figaro

« Dans la Silicon Valley, nous ne sommes pas la société qui emploie le plus d’ingénieurs. Environ 200 travaillent dans l’entreprise. Nos clients n’achètent pas une solution technologique, ils achètent un service. J’ai l’habitude de dire que nous sommes plutôt une société d’hospitalité qui repose sur la technologie. Toutefois, nous investissons beaucoup sur notre plate-forme pour qu’elle soit bien adaptée aux mobiles, aux tablettes. Nous développons des outils de géolocalisation, de paiement, des gestion des différentes devises. Nous gérons au mieux les données récoltées sur Airbnb afin d’améliorer encore la rencontre entre un hôte et un voyageur. » 

François Asselin, président de la CGPME, cité par Le Figaro

« Les chefs d’entreprise sont des risque-tout souvent critiqués par des risque-rien » « On parle tout le temps de ce qui va mal, regardons devant nous ! Nous voulons être pragmatiques et valoriser la France qui innove, qui entreprend, qui réussit. » (…) « Le secret c’est d’abord le travail. Il n’y a pas de feignants chez les patrons de PME ou, s’il y en a, ça ne dure pas longtemps. Ensuite, il faut des idées, être créatif. Il faut aussi de l’audace, ne pas avoir peur. Enfin, quand la réussite commence à pointer, il faut savoir s’entourer, ne pas rester seul. »

François Ewald, philosophe, dans Le Figaro

« La responsabilité est une exigence renouvelée aujourd’hui, en raison à la fois de tout ce qu’on attend des entreprises, mais aussi de la « digitalisation », qui implique des formes d’organisation qui font appel à l’autonomie. Tout l’enjeu est de faire de cette nouvelle exigence de responsabilité une ressource qui permette au dirigeant d’acquérir maturité et vision, qui lui permette de traiter les dilemmes moraux auxquels il est perpétuellement confronté et de prendre des décisions justes.» (…) « Être responsable, cela s’apprend, bien sûr. Être responsable mobilise toute une série de compétences : la capacité de décider, d’apprécier une situation, d’anticiper les difficultés. Cela implique de se connaître soi-même, de savoir gérer ses émotions, d’avoir du courage. Aristote nous a enseigné que la décision est liée à la délibération. Après avoir regardé les programmes de nombreuses écoles de commerce ou de gestion, je me suis aperçu qu’on y dispensait parfois du « prêt à penser », mais que rien n’y figurait sur ce point. Il existe des formations au leadership, voire à l’éthique, mais pas à la responsabilité en tant que telle. »

Xavier Bertrand, cité dans Le Figaro

« Aujourd’hui, les 35 heures sont davantage dans les têtes que dans les textes. La loi que j’ai fait voter en 2008 permet aux entreprises d’aller jusqu’à 48 heures par semaine. Si cette loi n’a pas été suffisamment appliquée, c’est aussi parce que le Medef de Laurence Paraison à l’époque m’a reproché d’aller trop loin. Il faut donc frapper plus fort. Respecter des codes et des règles d’un système à bout de souffle ne sert à rien. Le dialogue social au niveau national, cela ne fonctionne plus et ça ne marche plus. Faisons voler en éclats tous les conservatismes. »

Pascal Canfin, au sujet de la conférence internationale sur le climat COP 21, dans Les Echos

« Les défis sont au nombre de trois : le respect de la promesse de 100 milliards de dollars faite à Copenhague en 2009, l’accompagnement financier de l’adaptation des pays les plus vulnérables au réchauffement, et, enfin, commencer à modifier les règles du jeu du système financier mondial pour réorienter les investissements vers une économie compatible avec la limite des 2 degrés de réchauffement. Le système financier gère des milliers de milliards de dollars d’actifs. Et il commence à prendre conscience du risque que représente un dérèglement climatique incontrôlé. »

Léon Panetta, interrogé par Le Figaro sur la candidature de Hillary Clinton à la primaire des Démocrates américains

« Elle concentre toutes les qualités pour faire une excellente présidente : le sens du leadership et une vision de la place de l’Amérique dans un monde multilatéral, l’expérience et la connaissance intime des rouages du pouvoir à Washington. Et puis une résilience à toute épreuve. Vous savez, les Clinton n’acceptent pas la défaite et se battent jusqu’au bout. Et le prochain président, justement, devra faire montre d’un tel fighting spirit. » (…) « L’âge n’a plus guère d’importance, à une époque où les gens demeurent productifs en vieillissant ! Et puis Ronald Reagan avait sensiblement le même âge lorsqu’il a été élu en 1980. Il a fait deux mandats après cela, et il a fait une très grande présidence. Je vais vous dire un secret : ce dont les Américains ont vraiment besoin aujourd’hui, c’est d’un président qui n’apprenne pas son job sur le tas. »