JF Mancel : « Notre système est périmé, changeons-le »

Jean-François Mancel est Député de l’Oise. À l’invitation de la CGPME, il vient d’effectuer un stage en entreprise au cours duquel il s’est glissé, le temps d’une journée, dans le fauteuil d’Olivier Lenormant, PDG du groupe Lenormant à Beauvais. Un spécialiste des véhicules lourds qui emploie 800 salariés en France. Rencontre décapante avec le parlementaire qui semble avoir apprécié sa journée de PDG.

Newsroom Sountsou : Comment s’est déroulée votre journée dans les pas d’Olivier Lenormant, le PDG de cette grosse PME de 800 salariés ?

Jean-François Mancel : Ce fut une journée passionnante et utile. J’ai pu assister aux réunions internes, rencontrer les collaborateurs, participer à la négociation des contrats. Je connaissais bien sur les entreprises mais pas de l’intérieur. C’est une expérience à développer.

Newsroom Sountsou : Avez-vous été marqué par quelque chose en particulier au cours de ces quelques heures dans la peau d’un chef d’entreprise ?

Jean-François Mancel : La rigidité de notre système économique et social. Nos lois et nos règlements n’incitent pas à faire mais à ne pas faire, empêchent plutôt qu’elles n’autorisent, sont fondés sur la défiance et pas sur la confiance. Ce qui m’a conduit à faire cette boutade : la France c’est l’URSS, les goulags en moins ! Notre système est périmé, changeons le.

Newsroom Sountsou : Cette expérience va-t-elle changer votre regard sur le monde de l’entreprise, vous a-t-elle donnée des idées de réformes à mettre en œuvre ?

Jean-François Mancel : Mon regard était positif, il ne peut l’être qu’encore plus. Nous devons libérer l’économie et le travail de tous les obstacles que nous avons accumulés pendant des décennies devant nos entrepreneurs et leurs salariés. Ils sont capables de gagner tous les combat économiques, celui de la compétitivité et de l’emploi, si on les délivre des boulets qu’on leur a attachés à chaque pied avant le départ de la course.

Newsroom Sountsou : D’une manière générale, ne pensez-vous pas que les chefs d’entreprise et les élus devraient communiquer plus souvent ?

Jean-François Mancel : Bien sûr mais en direct. Je me méfie des corps intermédiaires qui souvent ont perdu le fil de la vie quotidienne de l’entrepreneur ou du salarié. C’est pourquoi le dialogue social doit se dérouler dans l’entreprise entre ceux qui y travaillent.

Jean-François Mancel, avec le PDG du groupe Lenormant, visitent les ateliers :

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Signature d’un contrat, pendant le stage du parlementaire :

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Charles Locquet, Président de la CGPME-Oise,Olivier Lenormant, PDG des Etablissements LENORMANT, Jean François Mancel, Député de l’Oise, Christophe Monmarthe, Président du CJD Beauvais :

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(Crédit photos : CGPME-Oise)