Ces dimanches bloqués par les syndicats 

Coup de théâtre entre le patronat et les organisations syndicales dans les négociations visant à mettre en oeuvre le travail du dimanche dans les grands magasins, la branche commerce de la CFDT fait le choix de la radicalisation.

Une situation dont la France a le secret. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité pour les enseignes d’ouvrir le dimanche en octobre 2014, depuis la Loi Macron a été votée après des mois de palabres et, à présent, les syndicats mettent tout en oeuvre pour en paralyser l’application faisant fi des considérations économiques et des souhaits des employés qui souhaitent travailler le week end pour gagner plus.

La CFDT a fait le choix de radicaliser un peu plus la situation en communiquant aux autres parties son refus de signer les nouvelles propositions patronales par le biais de l’AFP. on a connu méthode plus constructive pour tenter de trouver un accord.

Cette attitude est d’autant plus surprenante que les concessions patronales pour la mise en oeuvre de la réforme sont réelles : majoration à 100% du salaire, plafond de 15 dimanches par salarié et par an, 5 jours de repos compensateur, participations aux frais de garde des enfants à hauteur de 30 euros par dimanche travaillé, ainsi que la prise en compte de 60% du prix de la carte de transport.

Il reste jusqu’au 23 décembre aux organisations syndicales pour faire connaître leur avis définitif sur le projet d’accord, ces quelques jours seront également utiles pour affiner les discussions. Néanmoins la possibilité de parvenir au consensus semble ténue. En cas d’échec, la loi Macron dispose que les négociations seraient renvoyées au niveau des entreprises.