Brèves de primaire de la gauche 

Nos informations sur les coulisses des primaires à gauche.

Deux présidents non-candidats en campagne.

François Hollande et Nicolas Sarkozy n’en peuvent plus d’attendre le nouveau duel dont ils rêvent tous les deux pour 2017. Les deux fauves se mettent en place et tournent dans leurs cages respectives, l’Elysée et Les Républicains. Ces deux là ne sont pas encore officiellement en campagne, ils devront même se soumettre à une primaire interne à leur camp mais leur oeil est déjà rivé sur le 23 avril 2017, date du premier tour de l’élection présidentielle. Chacun monte lentement mais sûrement en pression pour être prêt pour ce nouveau combat avec la revanche en ligne de mire et comme objectif commun. Revanche sur une défaite face à un « imposteur » qui a « menti » sur son programme encore mal digérée, revanche également sur un quinquennat bancal et un « ancien » qu’il faut mettre à mort. L’un et l’autre ne sont pas très désirés, ni par leurs « amis », ni par les Français, mais qu’importe, la présidentielle est une affaire d’homme, il y a bien longtemps qu’elle ne concerne plus la grandeur de la France.

Montebourg se présidentialise

Arnaud Montebourg s’est-il assagit ? On ne retrouve plus le vibrionnant Ministre de l’Économie qui allait de visite en visite d’entreprises, de plateaux de télés en studios de radios pour dispenser sa bonne parole sur le « Made in France ». Devenu chef d’entreprise, après une prise de distance avec la politique, il adopte désormais une posture de présidentiable même s’il continue à parler franchement. Arnaud Montebourg se prépare à la primaire de la gauche et la première étape est bien entendu d’être en mesure de s’imposer chez les frondeurs afin d’éviter la multiplication de candidatures face à François Hollande. Dans une interview au Monde daté du 29 juin, il se montre technique et posé sur ses propositions sur l’Europe. Même s’il fait le constat assez consensuel aujourd’hui que « L’Union Européenne s’est construite contre les peuples » il juge sévèrement que « les élites européennes vont avoir à coeur, comme d’habitude, de ne rien changer ».

Macron joue le rassemblement transpartisan

Emmanuel Macron continue son bonhomme de chemin avec son mouvement En Marche !. Il a profité du Brexit pour proposer l’organisation d’une « convention démocratique dans les vingt-sept pays membres ». Ces conventions, dont on n’en sait pas plus quant au contenu, seraient le préalable avant d’envisager toute nouvelle consultation populaire et une renégociation du traité. Le Ministre de l’Économie participait le 25 juin à un débat à Sciences Po avec Daniel Cohn Bendit et une députée européenne centriste, Sylvie Goulard, il en a profité pour affiner encore son positionnement de rassembleur transpartisan qui pourrait lui être utile dans les prochains mois.

François Hollande annonce des baisses d’impôts conditionnées

Qu’elles sont agréables ces périodes électorales pour les oreilles des électeurs, surtout des classes moyennes. Ce sont elles que cible désormais François Hollande en annonçant dans une interview aux Echos une baisse de l’impôt sur le revenu plafonnée à 2 milliards d’euros. Néanmoins, cette diminution de la charge fiscale est conditionnée par toute sorte de « si », si la croissance est bien à 1,7% en 2017, si les effets du Brexit ne se font pas trop sentir et bien entendu si cela est budgétairement tenable. Rien n’est moins sûr, mais qu’importe, les promesses c’est pour demain, les déceptions pour plus tard.

Les milliards de la campagne

Le Parisien s’est amusé à présenter une iconographie des « cadeaux du Chef de l’État » depuis le début de l’année 2016. Ils atteignent tout de même 6,3 milliards d’euros et François Hollande n’est toujours pas officiellement candidat. Cette campagne présidentielle s’annonce coûteuse pour les finances de l’Etat entre des réformes promises dont rien n’est moins sûr qu’elles soient effectivement engagées et des dépenses multiples qui ont peu de chance de trouver un financement si elles devaient être accordées.

Le rendez-vous du 12 juillet

Emmanuel Macron a adressé à ses soutiens un mel d’invitation pour « le premier grand rassemblement » de son mouvement En Marche, le 12 juillet à 19 heures à la Mutualité à Paris. Il s’agit d’un rendez-vous très important pour le ministre de l’Économie dans sa stratégie de conquête de l’opinion, il devrait dévoiler un peu plus sa stratégie mais osera-t-il éclairer ses fidèles sur ses ambitions ?

 

Les dates clés de la présidentielle

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 23 avril 2017 et le second tour le 7 mai. Les élections législatives se tiendront les dimanches 11 et 18 juin. Enfin, les élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017. Pour mémoire, la primaire de la droite est prévue pour les 20 et 27 novembre 2016, celle de la gauche les 22 et 29 janvier 2017.