Brèves de primaire de la gauche 

Nos informations sur les coulisses des primaires à gauche. Avec cette semaine deux questions, comment François Hollande envisage-t-il de parasiter la primaire de la droite ? et Emmanuel Macron est-il en passe de s’imposer comme le candidat de la société civile ?

Anne acceptera-t-elle Myriam ?

La Maire de Paris, Anne Hidalgo, refuse tout ministre à Paris pour les législatives de 2017. Myriam El Khomry, ministre du Travail et ex conseillère de Paris, cherche, quant à elle, un point de chute électoral à la dimension de ses états de service. Elle aurait trouvé une circonscription, à Paris. En effet, le député du XVIIIème arrondissement, Christophe Caresche, devrait être nommé à l’Inspection générale du logement, libérant ainsi un fauteuil de député pour la futur ex-ministre.

Montebourg, retour vers 2011 ?

Arnaud Montebourg est reparti en campagne avec les méthodes qui avaient fait son succès lors de la primaire du PS de 2011. Néanmoins, cette fois il n’est pas (encore ?) question de primaire puisque l’ancien ministre du redressement productif ambitionne de viser directement la présidentielle de 2017 sans passer par la case primaire. Il est donc décidé à sillonner les routes et salles de France pour aller à la rencontre de cette gauche déçue par la gauche. Son bouc émissaire est François Hollande qu’il rend responsable de cette trahison des promesses de 2012. lui, veut renouer avec une certaine idée de la gauche et se poser en défenseur des travailleurs qui se sentent isolés, trahis et seuls. Il a également en ligne de mire l’Europe et ses dysfonctionnements.

Pompili dénonce « la primaire de la division »

Barbara Pompili, secrétaire d’Etat à la Biodiversité depuis quelques mois et ex-membre d’EELV, critique vertement ses ex-amis engagés, selon elle, dans une « primaire de la division ». Dans une interview au « Talk du Figaro » elle dénonce « une stratégie de la mort pour nos idées » écologistes. Elle s’inscrit, quant à elle, clairement dans le débat de la primaire de la gauche organisée par le PS et elle défend le député François de Rugy qui sera candidat, sans doute face à François Hollande et aux frondeurs. De la même façon, elle sera à nouveau candidate à la députation en juin 2017 sous les couleurs du Rassemblement de la gauche.

Hulot s’explique

Nicolas Hulot était en pleine ascension pour la présidentielle de 2017 et, contre toute attente, début juillet 2016 il a renoncé à s’engager dans la course à l’Élysée. Dans une interview à France Inter, le 21 septembre il a expliqué les raisons de son choix. Il ne se sentait pas prêt pour ce combat « je ne me voyais pas entretenir un espoir, nourrir une promesse, que je ne me pensais pas intellectuellement, psychologiquement et logistiquement capable de tenir ». Il annonce dans cet entretien qu’il lancera un appel pour soutenir des idées mais probablement pas un candidat en particulier. Il tacle sévèrement Nicolas Sarkozy pour ses récentes déclarations qui relativisent le rôle de l’homme dans les causes du changement climatique. Il rappelle que Nicolas Sarkozy était à l’initiative du Grenelle de l’environnement et dénonce « Qu’un ancien président, et accessoirement, peut-être un futur, méprise ainsi la classe scientifique ça fait peur ».

L’appel de Cohn-Bendit à Macron

La déclaration est passée quasiment inaperçue. Le lendemain d’une interview de Nicolas Hulot sur France Inter pour expliquer les raisons de son abandon de sa course vers la présidentielle, Daniel Cohn-Bendit, l’un de ses soutiens les plus influent, a lancé sur France Info un appel à peine masqué à la candidature d’Emmanuel Macron. Il invite le jeune ministre à écrire sa proposition alternative pour la France et à tracer un chemin en « densifiant » son discours. Ce dernier pourrait-il être la fameuse personnalité que la société civile recherche depuis des mois pour incarner un véritable « renouveau » de la vie politique ? En tout cas, les annonces successives ressemblent à une mise en scène à peine voilée d’un appel plus large qui pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

Hollande veut parasiter la primaire de la droite

François Hollande veut profiter de la primaire de la droite pour s’imposer dans ses débats internes. Il envisage donc une « sortir » sur les questions sociales avant le premier débat télévisé des candidats à la primaire et il prépare également une initiative forte autour du centième anniversaire de la naissance de François Mitterrand, le 26 octobre. L’idée est de réinstaller des éléments clivants droite-gauche dans le débat pour s’imposer comme le seul rempart crédible à un retour de la droite au pouvoir en 2017.

Dates de la présidentielle

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 23 avril 2017 et le second tour le 7 mai. Les élections législatives se tiendront les dimanches 11 et 18 juin. Enfin, les élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017. Pour mémoire, la primaire d’EELV est prévue le 19 octobre et le 6 novembre (second tour), celle de la droite est prévue pour les 20 et 27 novembre 2016, celle de la gauche les 22 et 29 janvier 2017.