Archives de décembre 2015

Les chiffres de Noël

Désaffection du Livret A, perte de vitesse de la France, polémiques autour de Macron 2, belle saison touristique, convoitises autour du Grand Paris, mobilisation des PME, inquiétudes des VTC et craintes de la bourse pour lCI, nos chiffres de Noël 2015…

12

Entre janvier et novembre 2015, les Français ont procédé pour près de 12 milliards de retraits sur leurs Livrets A et et Livrets de développement durable (LDD). Cette année aura donc été marquée par une décollecte record de 11,67 milliards d’euros. Paradoxalement, ce sont les comptes courants qui ont le plus bénéficié de cette situation, donc en quelque sorte les banques. En effet, la Banque de France estime que les comptes à vue se sont enrichis de 8,8 milliards d’euros entre juin et septembre 2015. Les autres gagnants sont l’assurance-vie et le plan épargne logement qui continuent de séduire les épargnants.

2

À peine annoncée, déjà source de polémiques, la Loi Macron 2 ou projet de loi Noé, pour nouvelles opportunités économiques, suscite l’ire des artisans qui estiment que certains de ses dispositifs pourraient permettre à des « bricoleurs du dimanche » de venir les concurrencer tout en dévalorisant leurs prestations. En cause, la volonté d’Emmanuel Macron de libérer l’accès à certaines professions en supprimant l’obligation de diplôme. L’Assemblée permanente des chambres de métiers de l’artisanat (APCMA) est à la tête de la fronde, elle attire notamment l’attention sur les risques de déqualification et d’impact négatif sur l’apprentissage. Les artisans pointent notamment du doigt un risque de baisse de qualité des services qui ne pourraient que détourner les consommateurs. Ce projet de loi Noé devrait donner lieu à de beaux débats.

550.000

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) devrait changer de nom dans le courant de l’année 2016. L’ensemble de ses fédérations seront mises à contribution afin de proposer des noms pour redonner un coup de jeune à la CGPME. Les enjeux sont nombreux pour cette Confédération à la fois dynamique, présente sur l’ensemble du territoire national et en charge de défendre plus particulièrement les TPE et les PME qui sont le nerf de la guerre économique en France. Or, il est difficile pour ses entreprises de peser dans les décisions publiques et de faire entendre leur voix dans un contexte où les décideurs politiques ont une fâcheuse tendance à privilégier les grands groupes. La CGPME qui a changé de président national au début de l’année 2015, revendique 550.000 adhérents et semble décidée à peser plus.

7

Le 1er janvier 2016, une nouvelle intercommunalité de 7 millions d’habitants verra le jour avec la création de la Métropole du Grand Paris (MGP). Dotée d’un budget de 70 millions d’euros, la MGP est déjà remise en question par la maire de Paris, Anne Hidalgo et la nouvelle présidente de la région Île de France, Valérie Pécresse, mais elle suscite les convoitises pour sa propre présidence car elle s’imposera vraisemblablement comme un nouveau lieu de pouvoir. Cinq candidats sont connus, tous maires, issus des rangs de l’UDI ou des Républicains : Philippe Laurent, André Santini, Jacques J.P. Martin, Gilles Carrez et Patrick Ollier. Les fêtes devraient être mises à profit pour tenter de trouver un accord entre les candidats des Républicains dans un premier temps, éventuellement ensuite avec l’UDI afin de créer un Bureau qui soit à la fois le reflet des élections et de la diversité locale. Même si certains soupçonnent André Santini, de miser sur des tensions au sein des Républicains, selon Le Figaro. Le vote aura lieu le 22 janvier.

269

L’Insee a publié le chiffre de la fréquentation touristique en France lors de l’été 2015 et ils sont excellents ! Avec 269 millions de nuitées, la fréquentation des hébergements touristiques a progressé de 2,9% en un an. Campings et hôtels recueillent la majorité des suffrages et les régions se sont toutes bien mobilisées pour attirer les touristes. Bretagne et Franche Comté connaissent les plus fortes progressions de fréquentation avec +6,2% pour la première et +9% pour la seconde. Des nouvelles réconfortantes pour le tourisme alors que les attentats du 13 novembre ont marqué un coup d’arrêt, notamment à Paris.

250

Les VTC se plaignent des pratiques de la plateforme Uber à leur égard avec sa politique de conquête de parts de marché par la baisse des prix et désormais ils doivent également faire face à un nouveau problème avec la volonté du gouvernement de supprimer les 250 heures de formation nécessaires à la pratique de la profession. Le gouvernement envisagerait en effet, selon les organisations syndicales, de remplacer les 250 heures de formation par un simple QCM. Les chauffeurs craignent une baisse significative de la qualité des services et, surtout, l’afflux massif de nouveaux chauffeurs qui constitueraient une concurrence encore plus forte dans un secteur déjà menacé de paupérisation.

18

La Fédération de l’industrie allemande vient de rendre publique une étude qui place la France au 18ème rang en matière d’innovation sur 35 pays. La France connait ainsi un inexorable déclassement depuis 2000 où elle occupait le 9ème rang. Les industriels allemands jugent sévèrement le cadre de l’innovation en France et cela entraine des conséquences bien concrètes sur le plan commercial puisqu’en 2015 les Etats-Unis sont devenus le premier partenaire de l’Allemagne, raflant cette place convoitée à la France. On ne sera pas surpris que les allemands pointent l’absence de réforme ambitieuse initiée dans l’hexagone pour expliquer cette situation.

25

Les patrons de l’organisation patronale Croissance Plus plébiscitent à droite Alain Juppé pour la primaire de novembre 2016. Selon un sondage Opinion Way auprès des adhérents de Croissance Plus, 25% d’entre eux pensent qu’Alain Juppé serait le meilleur candidat de la droite pour 2017, devant François Fillon et surtout Nicolas Sarkozy qui ne recueille que 9% des suffrages patronaux. Du côté de la gauche, c’est un plébiscite pour Emmanuel Macron avec 43% des sondés qui estiment qu’il serait le meilleur candidat pour son camp en 2017 quand François Hollande recueille un falot 2%.

4

Paradoxalement, l’annonce du passage de LCI de la TNT payante à la TNT gratuite a entraîné une baisse en bourse du titre TF1 de 4%. Les investisseurs ne semblent pas croire en la capacité de ce projet de générer de la valeur pour le groupe audiovisuel. Ils perçoivent surtout la nécessité pour le groupe d’investir 20 millions d’euros en 2016 pour financer ce passage, de supporter la perte des 25 millions d’euros de redevances versées par les distributeurs et d’arriver sur le marché publicitaire avec une audience confidentielle, au moins pour les premiers mois de démarrage. Les différents analystes estiment donc que la perte cumulée sur les trois premiers exercices devraient être de l’ordre de 50 millions d’euros, selon Le Figaro.

Très belles fêtes de fin d’année

La Newsroom Sountsou se met en pause de Noël après notre édition du 21 décembre, elle sera de retour dès le 11 janvier. Néanmoins, le cabinet reste ouvert et à votre service pendant toute la période des fêtes. 

L’ensemble de l’équipe de Sountsou – Affaires Publiques, se joint à moi pour vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année. Que cette trêve vous apporte beaucoup de bonheur à partager avec vos proches et de la sérénité après cette année forte en émotions et en drames que nous avons partagés.

Mathieu Quétel, président de Sountsou

2015 : l’année des loupés 

2015 s’achève et laisse déjà une étrange impression de loupés successifs, la France semble condamnée à ne pas accrocher le train de la reprise économique et à ne pas être en capacité de se réformer.

Pourtant, l’année avait bien commencée sur le plan économique, on attendait la discussion du projet de loi Macron, les premiers reculs du chômage et les signes de la croissance retrouvée. On finissait par croire (au moins les plus optimistes d’entre nous) aux incantations gouvernementales. Puis, rien ou pas grand chose.

Il est vrai que la tragédie des attentats de janvier a tétanisé une première fois le pays, mais elle n’explique pas l’atonie chronique d’une France enkystée dans son passé. Pire, l’image de rassemblement national a rapidement volé en éclat et les parlementaires ont offert un spectacle assez médiocre, notamment lors des débats relatifs à la loi Macron.

Quoiqu’il en soit, à force de propositions de réformes, de contre-propositions et d’incessants changements de pieds, le gouvernement a fini par casser toute possibilité de reprise économique. Les mauvaises nouvelles se sont finalement succédées tout au long de l’année au rythme de la publication d’indicateurs plus mauvais les uns que les autres, quand nos voisins européens connaissaient les effets de la reprise économique tant attendue.

En cette fin d’année 2015, on a l’étrange sentiment d’être passés à côté des opportunités de relancer la machine. Les Français n’ont jamais été aussi favorables à la réforme, même s’ils rechignent à la voir s’appliquer à eux-mêmes, ils croient en la valeur travail, ils veulent sortir de la spirale infernale, les sondages, ainsi que les élections, ne cessent de le montrer.

Jusqu’à présent les souhaits des Français ne se sont pas traduits en actes concrets. On comprend pourquoi en observant les freins déployés de toutes parts dans l’application des modestes possibilités ouvertes par la Loi Macron, par exemple. Il n’est qu’à observer le comportement des syndicats dans les négociations autour de la mise en place du dispositif du travail le dimanche dans les magasins ou encore de l’accord Smart.

Alors, en cette fin d’année, plus que jamais, les entrepreneurs doivent se mobiliser pour que leur voix soit enfin entendue. Leurs propositions doivent se construire, être hiérarchisées et défendues auprès du gouvernement mais, surtout, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017, auprès des différents états-majors de campagne.

Les Français sont prêts pour des évolutions notables, des réformes en profondeur, les politiques commencent à comprendre que les choses ne sont plus « comme avant », que l’administration de la collectivité ne peut plus s’opérer avec le logiciel des années 80. Le monde de l’entreprise peut  et doit activement participer à ce mouvement de réforme devenu incontournable.

Mathieu Quétel, président de Sountsou

Auteur de la Collection Les Cahiers Experts, le nouveau numéro « Présidentielle 2017 : 10 conseils pratiques pour faire entendre la voix des entrepreneurs » est disponible en téléchargement ici.

Union nationale contre le chômage ?

Après le choc des élections régionales, les politiques rivalisent d’idées pour montrer à leurs concitoyens qu’ils ont compris le message et qu’ils entament une mue attendue de tous. C’est le chômage qui semble être la cible principale de cette union transpartisane demandée par quelques uns. 

Les discours de Xavier Bertrand et Christian Estrosi, devenus respectivement président de la nouvelle grande région Nord-Pad-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, détonnent avec ceux qu’ils tenaient avant la campagne pour les élections régionales. Il est vrai que, depuis, ils ont eu à affronter un premier tour calamiteux et à fêter une victoire inaccessible sans le retrait du PS pour le second tour. Ce scrutin aura sonné comme une prise de conscience que les deux élus semblent vouloir traduire rapidement en actes concrets.

Xavier Bertrand a été le premier à frapper très fort dans l’entre deux tours avec son tonitruant « Qu’il se taise ! » à l’adresse de Nicolas Sarkozy, dont il semble s’être totalement émancipé. Dès l’annonce de sa victoire, le nouveau président régional a souhaité installer une image différente du politique traditionnel. Et comme des paroles aux actes, il n’y a parfois qu’un pas, il a immédiatement renoncé à ses mandats de député et de maire de Saint Quentin ainsi qu’à ses ambitions de conquête présidentielle nationale. Ainsi, Xavier Bertrand se consacre désormais à plein temps à son mandat régional et à la lutte contre le chômage. Avant même d’être formellement élu par l’Assemble régionale, il a inauguré avec le président de la République un premier monument, acte symbolique d’une union transpartisane qui commence à se dessiner.

L’ancien premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, a quant à lui lancé le mercredi 16 décembre un appel à l’union nationale contre le chômage, immédiatement ponctué, via Twitter, par un lapidaire   mais concret « ok » de l’actuel premier Ministre, Emmanuel Valls. Dans la foulée, l’annonce était faite d’une rencontre entre le président de la République et les nouveaux présidents de Régions autour de la thématique du chômage dès les premiers jours de janvier afin de mettre en place un plan d’actions à partir des exécutifs régionaux.

Vont-ils s’appuyer sur les propositions dévoilées le 15 décembre par Pierre Gattaz dans le cadre de son « état d’urgence contre le chômage » ? En tout cas, le patron du Medef n’a pas perdu de temps en publiant un document de travail très complet qui compile ses propositions : exonération totale des charges sociales pour les bas salaires, nouveau barème pour les indemnités prud’homales, CDI sécurisé pour faciliter les ruptures de contrat de travail…

Le chômage, ce fléau qui ronge la société française, n’est que la partie visible des conséquences de notre système sclérosé de l’intérieur, il faudra vraisemblablement beaucoup plus que quelques mesures ponctuelles pour le résoudre. Néanmoins, le mouvement semble lancé. Durablement ?

Les chiffres de la semaine

Des chiffres encourageants pour le bâtiment, douteux sur les revenus agricoles, préoccupants pour le travail le dimanche, les ventes de Volkswagen ou encore le nombre de fonctionnaires…

0,9

La Fédération française du bâtiment (FFB) estime que le secteur devrait commencer à sortir de l’ornière en 2016 avec une prévision de croissance de l’ordre de 0,9%. Une bonne nouvelle pour une profession sinistrée par la crise dont elle ne voyait pas le bout du tunnel, ainsi en 2015 elle a encore détruit 30.000 emplois et a connu un recul de son activité de 3%. Depuis 2007, le secteur a perdu près de 11% de ses effectifs et son activité s’est effondrée de 21%. Une source d’inquiétude persiste, la raison de cette embellie en fait bien fragile : elle repose sur le dispositif fiscal Pinel et est tirée par la vente de logements neufs. Une situation ténue pour espérer une véritable sortie de crise rapide. L’apprentissage souffre de ces difficultés puisque le secteur en était un gros utilisateurs, il employait 91.000 apprentis en 2009, 72.000 en 2014 et près de 7000 de moins en 2015. Or, et c’est un autre effet collatéral, la politique du gouvernement pour lutter contre le chômage repose sur une politique volontariste en matière d’apprentissage. En outre, un secteur qui n’accueille plus d’apprentis est un secteur qui ne prévoit plus son avenir et qui risque fort de voir les travailleurs détachés encore arriver en masse dans les prochaines années. Un cercle vicieux.

100

Le patronat avait pourtant fait de réels efforts pour tenter de trouver un accord pour le travail du dimanche dans les magasins en application de la loi Macron. Hélas, la CFDT a décidé d’annoncer par voie de presse son refus de signer l’accord peu avant l’ultime réunion de bouclage. Les dirigeants patronaux avaient pourtant accepté des concessions importantes : majoration à 100% du salaire, plafond de 15 dimanches par salarié et par an, 5 jours de repos compensateur, participations aux frais de garde des enfants à hauteur de 30 euros par dimanche travaillé, ainsi que la prise en compte de 60% du prix de la carte de transport.

93

Les salariés de Smart sont une très large majorité à avoir accepté de signer une modification de leur contrat de travail qui leur permettra de passer de 35 à 39 heures de travail hebdomadaire d’ici à 2020. Cette consultation directe des salariés avait lieu après l’opposition de la CGT et de la CFDT à la validation de l’accord initialement proposé par la direction par voie de référendum interne. Si 56% des votants avaient voté pour, une différence d’appréciation notable s’était exprimée entre les ouvriers et les cadres. Les premiers n’étant que 39% à émettre un avis positif. Ce qui avait incité les deux syndicats à ne pas homologuer le projet. Dans ce contexte, l’entreprise ne pouvait que proposer à chaque salarié une modification individuelle de son contrat de travail. 93% d’entre eux a donc signé. 1% des salariés ont refusé de signer, sans conséquence pour leur emploi puisque la direction avait garanti un maintien pour tous en cas de 75% de signatures.

150

La Cour des comptes vient de frapper fort contre le maquis de la TVA. La Cour dénonce dans un rapport les 150 dérogations, toutes plus créatives les unes que les autres, qui permettent de moduler la TVA et de l’adapter en fonction de raisons qui restent bien souvent obscures. Le problème est que ces petits arrangements techniques coûtent chaque année 48 milliards de recettes à l’Etat, une situation quelque peu ubuesque dans un contexte de profonde crise budgétaire. La Cour invite donc le gouvernement à revisiter les régimes dérogatoires ce qui pourrait aboutir à des augmentations dans certains secteurs, une voie qui ne sera vraisemblablement pas explorée dans l’immédiat. En revanche, le gouvernement pourrait s’attaquer avec plus de hardiesse à la fraude à la TVA qui représente tout de même un manque à gagner annuel de 10 milliards.

8,8

L’Insee vient de publier un chiffre incroyable, elle prévoit que les revenus des exploitations agricoles augmentent de 8,8% en 2015, pour le moins un paradoxe lorsque l’on connait la crise traversée cette année par le monde agricole. Cette publication intervient alors que, de son côté, le ministère de l’Agriculture a décidé de reporter à l’été son rapport annuel sur les revenus des exploitations agricoles en raison des erreurs récurrentes qu’il comportait. S’agissant des prévisions de l’Insee, elles sont vivement critiquées par le monde agricole.

0,3

La zone euro crée de nouveau des emplois. Ainsi, au troisième trimestre, le nombre de personnes ayant retrouvé un emploi a augmenté de 0,3%. Certes, le solde reste largement négatif par rapport à la période précédent la crise de 2008, néanmoins, la zone euro s’inscrit à nouveau dans une perspective positive. Allemagne et Espagne sont les moteurs de la création d’emplois. La situation européenne reste très décalée de celle des Etats-Unis qui ont détruit 8 millions d’emplois après la crise de 2008 pour en créer depuis 10 millions, soit un solde positif de 2 millions et un solde supérieur de 2% à la situation d’avant crise. En Europe, les prévisionnistes estiment à 2018, l’année au cours de laquelle nous devrions retrouver notre niveau d’emplois d’avant crise.

14

Le Medef propose de supprimer la totalité des charges sociales sur les bas salaires jusqu’à 1,3 ou 1,5 SMIC afin de relancer la création d’emplois. Une mesure qui pourrait s’étendre sur une période de deux ans après la date d’embauche. Il renoue ainsi avec le dispositif mis en place de 2009 à 2012 pour toute embauche ou renouvellement d’un CDD dans les entreprises de moins de 10 salariés. Le dispositif aurait permis la création de 900.000 emplois. Cette fois, le Medef envisage une extension aux entreprises de moins de 250 salariés.

40

Les effets du scandale Volkswagen ne cessent de se répercuter sur les constructeurs automobiles. Cette fois c’est de la commission de l’environnement du Parlement européen (ENVI) que vient le signe de défiance. Elle vient de rejeter par 40 voix la décision du 28 octobre des vingt-huit Etats membres et de la commission de Bruxelles qui prévoyait d’autoriser les constructeurs à dépasser les seuils « Euro 6 » de rejet de d’oxyde d’azote pour l’homologation des véhicules neufs à partir de septembre 2017. Ce dépassement pouvait atteindre un facteur maximal de 2,1 jusqu’en 2019, puis de 1,5 à partir de 2020 et au delà. Le Parlement devra confirmer cette décision en réunion plénière pour que la commission soit dans l’obligation de revoir sa copie. Il s’agit d’ores et déjà d’un revers sérieux pour les constructeurs automobiles.

40.200

C’est un sujet sensible en France, le nombre de fonctionnaires continu d’augmenter inexorablement malgré les multiples annonces gouvernementales sur le sujet et les promesses des uns et des autres. Ainsi, en 2014 la progression a encore été de 0,7% soit plus de 40.000 postes créés en tenant compte également des emplois aidés. Les collectivités locales sont les moins vertueuses avec une augmentation de 1,5%. Une situation incompréhensible face à la situation de leurs finances et qui impose de se poser des questions quant aux effets réels des réformes territoriales mises en place afin de créer des synergies… Dans le même temps, de nombreux pays en Europe parviennent à réduire significativement leurs emplois publics.

100

Le trésorier des Républicains est fier de son bilan. Le Figaro rapporte que désormais 100% des membres du Bureau Politique du parti d’opposition paient leurs cotisations contre 20% auparavant. Surtout son plan drastique a permis d’économiser 1 million sur le budget et d’envisager de commencer de régler la dette du parti auprès des banques. Une situation assainie de bonne augure en prévision des dépenses que mobiliseront présidentielle et législatives dans les prochains mois.